Jean Charest, Michelle Courchesne

Les dangers d’une loi spéciale

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Qu’est-ce que la désobéissance civile?

  Nous entendons souvent parler de désobéissance  civile de nos jours. Principalement, ce terme est utilisé par les étudiants contre les hausses de frais de scolarité pour justifier leurs actes de vandalisme Continuer »

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Le conflit étudiant vu par une étudiante

Ce matin, j’ai découvert ce merveilleux texte sur Facebook que je devais absolument partager avec vous. Je le reproduis donc intégralement ici.   Le conflit Étudiant. par Marianne Bernard-Lord, mardi 15 mai Continuer »

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Voici le vrai visage de Pauline Marois : Une pure opportuniste

Depuis trois mois, la Belle province est plongée dans une crise sociale sans précédent. Tout a commencé par l’opposition des associations étudiantes à la hausse des frais de scolarité décrétée par le Continuer »

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Crise étudiante: Michelle Courchesne fera-t-elle mieux?

Par Pierre Simard   Michèle Courchesne a-t-elle le mandat de hisser le drapeau blanc? A-t-elle le pouvoir signer la capitulation du gouvernement? À moins de faire volte-face sur la hausse des droits Continuer »

Les dangers d’une loi spéciale

 

Par Pierre Simard

Une suspension du trimestre est sans doute une sage décision. Elle devrait permettre, du moins à court terme, de mettre fin aux affrontements entre manifestants et policiers aux abords des institutions d’enseignement. Par contre, l’idée d’une loi spéciale pour empêcher les étudiants de bloquer l’accès aux cégeps et aux universités me laisse songeur. Pourquoi doit-on adopter une loi spéciale pour faire respecter la loi existante? Pour rendre la loi actuelle plus efficace? Peut-être! Je crois en une société de droit où le rôle légitime de l’État est la protection des libertés individuelles.

La liberté ne peut exister en absence de loi pour protéger l’individu contre la coercition d’autrui. Toutefois, il ne faudrait pas qu’une loi spéciale, venant se superposer à la loi existante, accorde des privilèges ou en enlève à quiconque. Dans un État de droit, tous sont censés être égaux devant la loi. Aucun individu ou groupe d’individus ne devrait acquérir de nouveaux privilèges ou s’en faire enlever par une loi spéciale. Or, une loi spéciale qui, par définition, s’applique à un groupe en particulier, est nécessairement discriminatoire. D’où mon enthousiasme prudent…

Qu’est-ce que la désobéissance civile?

 

Nous entendons souvent parler de désobéissance  civile de nos jours. Principalement, ce terme est utilisé par les étudiants contre les hausses de frais de scolarité pour justifier leurs actes de vandalisme et de violence. Mais est-ce vraiment de la désobéissance civile? Pour y répondre, je vais vous en faire  un petit topo  et vous pourrez en juger par vous même.

Premièrement, une définition:

La désobéissance civile est une forme de résistance passive qui consiste à refuser d’obéir aux lois ou aux jugements d’ordre civil. Elle a pour objectif d’attirer l’attention de l’opinion publique sur le caractère inique ou injuste d’une loi avec l’espoir d’obtenir son abrogation ou son amendement. Ceux qui pratiquent la désobéissance civile sont prêts à encourir les peines, dont l’emprisonnement, qui pourraient leur être infligées pour avoir enfreint la loi.

Le concept de résistance civile est une moyen légitime pour les citoyens de se faire entendre dans une démocratie. Il a été principalement théorisé par Henry David Thoreau  dans son essai «Resistance to Civil Government » qu’il a écrit après avoir refusé de payer une taxe spéciale pour financer une guerre contre le Mexique.

Un mouvement de désobéissance civile comprend généralement six caractéristiques:

  • une infraction consciente et intentionnelle,
  • un acte public ayant une valeur symbolique, pour sensibiliser la majorité « endormie »,
  • un mouvement collectif,
  • l’utilisation de moyens pacifiques,
  • l’acceptation des risques de sanction,
  • l’appel à des principes éthiques « supérieurs ».

Par ailleurs, Gandhi, que Gabriel Nadeau-Dubois s’amuse à citer en exemple,  proposait les règles suivantes dans sa lutte non-violente :

  1. Un résistant civil ne doit pas avoir de colère.
  2. Il supportera la colère de l’opposant, ainsi que ses attaques sans répondre. Il ne se soumettra pas, par peur d’une punition, à un ordre émis par la colère.
  3. Si une personne d’autorité cherche à arrêter un résistant civil, il se soumettra volontairement à l’arrestation, et il ne résistera pas à la confiscation de ses biens.
  4. Si un résistant civil a sous sa responsabilité des biens appartenant à d’autres, il refusera de les remettre, même au péril de sa vie. Mais il ne répondra pas à la violence.

Mettez ceci en contraste avec tout ce que nous avons dû subir de la part du mouvement étudiant depuis quatre mois: destruction de propriété publique et privée, émeutes, méfaits, actes de terrorisme, etc. Est-ce que ça correspond à de la résistance passive et non-violente? Donc, comment peut-on sérieusement appeler ça de la désobéissance civile?

De plus, si les étudiants avaient une cause légitime pour défendre l’accessibilité aux études universitaires, cette cause n’existe certainement plus depuis que le gouvernement a bonifié le système de prêts et bourses pour réduire l’impact des hausses à tous les étudiants sauf les plus riches. Donc, existe-t-il même une cause légitime aux étudiants pour faire de la désobéissance civile quand on sait que l’objectif est de dénoncer le caractère inique d’une loi qu’on considère injuste?

Maintenant, sachant tout ça et sachant aussi que les leader étudiants, ayant refusé d’endosser une entente de principe qu’ils ont signé et refusant de condamner tout acte de violence de leurs membres, n’ont plus aucune crédibilité en tant qu’interlocuteurs, la question qu’on devrait se poser est pourquoi le gouvernement perd son temps à négocier avec un groupe d’intérêt qui ne peut même pas avoir la prétention de représenter la majorité de ses membres, alors que la majorité de la population est derrière lui? Ma préférence personnelle sera toujours d’avoir un gouvernement avec le moins d’incidence possible dans nos vies, mais tant qu’à avoir un gouvernement  tel qu’il est en ce moment, il conviendrait qu’il fasse au moins au minimum ce pourquoi un gouvernement est élu: gouverner,  maintenir l’ordre et faire respecter la loi.

Le conflit étudiant vu par une étudiante

Ce matin, j’ai découvert ce merveilleux texte sur Facebook que je devais absolument partager avec vous. Je le reproduis donc intégralement ici.

 

Le conflit Étudiant.

par Marianne Bernard-Lord, mardi 15 mai 2012,

Comme plusieurs milliers de personnes au Québec, je suis une étudiante. Non, je ne suis pas une  »Sale hippie communiste » qui est contre la hausse des frais de scolarité. Je ne suis pas non plus une  »faschiste qui croit en l’abus de pouvoir et en une fausse démocratie » contre la grève. Non. Avant tout,je suis un être humain qui croit en la bonté de l’être, en la vérité, en l’amour et, par-dessus tout, au respect de la vie de tous. Comme la majorité des gens depuis plusieurs semaines, je vois que ça brasse dans ma province. Depuis le début de ce conflit, comme plusieurs, je réfléchis, je m’informe, je questionne, j’écoute les arguments des deux côtés et je forge mon propre opinion. Depuis le début aussi, je déplore les comportements violents, irréfléchis et irrespectueux. J’en ai assez du manque de savoir-vivre que certains citoyens étudiants font preuve à l’égard de leurs pairs. C’est pour cela que j’ai décidé de faire part de mon opinion par rapport au conflit étudiant.

Je veux m’adresser particulièrement aux gens qui ont fait abus de leur droit de manifester et à ceux qui les défendent. Ceux qui disent que leurs droits fondamentaux sont bafoués, qu’ils sont jugés par une population qui ne s’informe pas ou qui se laisse manipuler par les médias. Je me pose parfois des questions par rapport à votre jugement. Je me demande parfois si vous avez réfléchissez par vous-mêmes vous aussi et si vous réfléchissez suffisament aux conséquences négatives de vos actes.

Tout d’abord, chers gens qui avez bloqué des ponts et des routes dans les débuts du conflits. Avez-vous songé aux conséquences que ça a pu avoir sur les foyers des gens qui allaient travailler pour nourrir leur famille, avez-vous pensé à la personne qui se rendait à l’hôpital pour une opération et qui, à cause de son retard n’a pas pu larecevoir? Avez-vous songé à l’employé qui est arrivé en retard  »une fois de trop » et qui a perdu son emploi? Vous êtes-vous mis à leur place? Avez-vous songé aux conséquences que cet acte illégal a pu avoir sur la vie de tous ces gens? Avez-vous aussi songé aux propriétaires des voitures que vous avez cabossées et ceux des murs des bâtiments sur lesquels vous avez laissé aller votre droit de parole? Mais ce doit être que des dommages collatéraux pour  »la cause ». Ce ne doit pas être si grave.

Avez-vous aussi songé à l’impact des graffitis dans les endroits publics, aux monuments et aux biens que vous avez saccagés, défoncés et recouverts de peinture? Quelle cause est assez grande pour détruire ce qui vous appartient à vous aussi? De quel droit profanez-vous des statues érigées en l’honneur de gens qui se sont battus eux aussi pour des causes en lesquelles ils croyaient? Comment osez-vous cracher sur des cadeaux fait au peuple québécois (dont vous faites partie)?

Pour ce qui est des préjugés que vous dites être victimes, j’ai des nouvelles pour vous: nous sommes tous victimes de préjugés, à chaque jour. N’est-ce pas illustrer le préjugé comme quoi tous les policiers aiment les beignes? Je me demande: ceux qui ont manifesté avec des beignets pour amadouer les policiers, comment auraient-ils réagi si c’étaient les policiers qui avaient essayé de faire de même avec des produits apple et du café de chez starbucks. Je me demande si ces jeunes gens auraient aussi bien réagi et auraient ri de la  »bonne blague ».

J’ai aussi des questions envers la poignée de gens qui ont lancé des fumigènes dans le métro de Montréal et ceux qui les défendent et qui affirment que ce n’es pas du terrorisme. Tout d’abord, pour vous, qu’est-ce que du terrorisme? Doit-il obligatoirement y avoir des morts ou, minimalement, des blessés pour être considéré comme tel? Moi, personnellement, je vois le terrorisme comme un ensemble d’actes violents et illégaux commis avec l’objectif de provoquer un climat de terreur au sein de l’opinion publique ou d’ébranler la force d’un gouvernement ou d’un groupe. En m’appuyant sur cette définition, oui, c’est du terrorisme. Et pour ceux qui croient qu’il n’y a eu que quelques gens en retard au travail, c’est faux. J’ai entendu le témoignage d’un père qui, ce jour-là comme à tous les jours, envoyait son fils de 12 ans à l’école par le métro. Cet enfant s’est retrouvé seul, sans argent et livré à lui-même au beau milieu de Montréal sans aucun moyen de rentrer chez lui ou de se rendre à l’école. Vous imaginez le drame si cet enfant avait disparu? Il n’était sûrement pas le seul de son âge à rendre le métro pour se rendre à l’école non plus.

Je veux aussi m’adresser aux grévistes qui disent qu’ils ont le droit de manifester et d’exposer leur opinion. Absolument. Comme le dicte l’article 3 de la charte des droits et libertés de la personne:  »Toute personne est titulaire des libertés fondamentales telles la liberté de conscience, la liberté de religion, la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’association. ». Exactement, une réunion pacifique. Ce droit, vous l’avez probablement vu bafoué. Mais comptons ensemble les articles de cette même charte que vous n’avez pas respecté. Commençons par l’article 1 (Tout être humain a droit à la vie, ainsi qu’à la sûreté, à l’intégrité et à la liberté de sa personne): en quoi la sûreté et la sécurité du policier qui fût tabassé lors de l’émeute à Victoriaville a-t-elle été respectée par les grévistes? Pour ce qui est de l’article 3, celui que vous utilisez pour vous justifier, en quoi la liberté de penser des gens qui ne sont pas d’accord avec vous est-elle respectée quand vous les couvrez d’insultes et que vous les menacez de toutes sortes de façons? Parlons maintenant de l’article 6 ( Toute personne a droit à la jouissance paisible et à la libre disposition de ses biens, sauf dans la mesure prévue par la loi). Quand je vois les graffitis qui souillent les murs de la ville, quand j’entend parler des gens dont les biens ont été salis, détruits, je me demande en quoi certains étudiants ont respecté cet article-ci. lors des votes de grève dans les cégeps, il y a eu bien des cas où l’article 9.1 a été transgressé ( Les libertés et droits fondamentaux s’exercent dans le respect des valeurs démocratiques, de l’ordre public et du bien-être général des citoyens du Québec) Oui, des votes ont été biaisés, des assemblées ont été votées en secret ou n’ont pas été annoncées afin que tous les étudiants aient une chance de s’informer et de voter. Certains votes ont été repris à maintes et maintes reprises jusqu’à l’obtention d’un  »oui à la GGI ». En quoi de tels actes sont-ils un respect de la démocratie? Je pourrais en énumérer toute le nuit, mais je crois que ceux que j’ai cités ont assez d’impact ainsi.

Pour finir, je tiens à vous partager quelques paroles que je trouve très sages: la violence n’entre en oeuvre que lorsqu’on n’a plus rien à dire. Chers gens,soyez assez intelligents pour respecter les citoyens qui ne sont pas d’accord avec vous et respectez ce qui appartient à la population entière. Prouvez que vous avez assez de respect pour les autres êtres humains pour respecter ce qui leur appartient aussi. Prouvez que vous êtes assez intelligents pour ne pas poser de gestes stupides et regrettables. Merci à vous tous de votre lecture.

Sincèrement, un être humain.

Voici le vrai visage de Pauline Marois : Une pure opportuniste

Depuis trois mois, la Belle province est plongée dans une crise sociale sans précédent. Tout a commencé par l’opposition des associations étudiantes à la hausse des frais de scolarité décrétée par le gouvernement du Québec. Cela a rapidement dégénéré en une crise sociale d’une ampleur incroyable qui risque de se poursuivre et de détériorer le climat social québécois. En tout cas, cette perturbation nous aura permis de voir le vrai visage de Pauline Marois : une pure opportuniste qui est obsédée par le pouvoir. Allons voir de plus prêt les agissements de l’opposition officielle depuis le début de ce litige.

Une prise de position ultra opportuniste de la part de l’opposition officielle:

En janvier dernier, Pauline Marois a réussi à mettre fin à des mois de crises internes qui ont rongé le PQ de l’intérieur. Elle a démontré de la force et de la persévérance dans son combat contre les radicaux de son propre camp qui voulaient sa tête. Depuis ce temps, Mme Marois a un contrôle absolu sur son caucus et son parti. Les Québécois ont été impressionnés par sa force de caractère. Le Parti québécois trônait en tête dans les intentions de vote avec 34% des voix et il semblait voguer allègrement vers une victoire majoritaire lors du prochain scrutin provincial.

Le conflit étudiant a tout fait basculer. La cheffe péquiste a décidé de se camper clairement à gauche dans ce conflit afin de damner le pion à Québec solidaire. Elle s’est prononcée contre la hausse actuelle des frais de scolarité et elle porte fièrement le carré rouge (le symbole du mouvement pro-boycott) à l’Assemblée nationale. Sur cette question, la députée de Charlevoix est une véritable girouette. Sa prise de position sent l’opportunisme à plein nez. Pourtant, dans le passé, celle-ci avait affirmé que le dégel des droits de scolarité était nécessaire afin de financer les universités qui crient famine. Elle est prête à tout pour acheter le vote des étudiants et sa proposition de leurs rembourser le montant de la hausse (pour l’année 2012) si elle prend le pouvoir le prouve bien. L’électorat québécois n’est pas dupe et il a senti l’opportunisme de la cheffe de l’opposition officielle. Cela peut expliquer la baisse de six points de pourcentage que le PQ a encaissé dans le dernier sondage CROP. Pauline Marois aspire à devenir la première ministre de tous les Québécois et non pas seulement du mouvement progressiste. En agissant de la sorte, elle s’est totalement disqualifiée de la plus haute fonction politique de l’État québécois. Le Parti québécois a abandonné la majorité silencieuse qui est la vraie victime de cette crise sociale. Celle-ci est prise en otage tous les jours par les manifestants qui paralysent la métropole montréalaise. Mais la leader péquiste se fout de cela, la seule chose qu’elle veut c’est de devenir la première femme premier ministre de l’histoire du Québec. Elle est obsédée par cela et le fait de défendre les intérêts des contribuables est le dernier de ses soucis. Est-ce que Lucien Bouchard, Bernard Landry ou René Lévesque auraient agi de la sorte? Posez la question s’est dit répondre.

Aux prochaines élections, les Québécois auront la chance de rayer de la carte ce parti politique qui défend EXCLUSIVEMENT les intérêts de la gauche (les grandes centrales syndicales, les artistes, les féministes, les écologistes, les leaders étudiants, etc.). Autrefois, cette formation politique fondée par René Lévesque était le parti du peuple, ce temps est bien résolu. Le père fondateur du PQ doit se retourner dans sa tombe.

Crise étudiante: Michelle Courchesne fera-t-elle mieux?

Par Pierre Simard

 

Michèle Courchesne a-t-elle le mandat de hisser le drapeau blanc? A-t-elle le pouvoir signer la capitulation du gouvernement? À moins de faire volte-face sur la hausse des droits de scolarité, la ministre Courchesne a peu de chance de dénouer la crise étudiante.
 
L’évolution du conflit étudiant n’a rien à voir avec l’intransigeance de Mme Beauchamp. Au contraire, jusqu’à la dernière minute, l’ex-ministre s’est affairée à faire des concessions et à trouver des moyens d’assouplir la position gouvernementale. Sans succès! En réalité, pour négocier, il faut être deux. Il faut que chacune des parties ait la légitimité de négocier et la volonté d’en arriver à une entente. Ce que semblent avoir perdu les leaders étudiants lorsqu’une majorité de leurs membres ont rejeté l’entente qu’ils avaient dûment signée avec le gouvernement. Depuis cette rebuffade, ils ont perdu toute marge de négociation. Ils ont dû revenir à leur position de départ. 
 
Aujourd’hui, ils revendiquent et ils exigent. Ils n’ont d’autre velléité que de mettre le gouvernement K.O. La crise étudiante est devenue une affaire de leaders étudiants qui, après avoir été portés aux nues par les artistes et les leaders syndicaux, doivent absolument humilier le gouvernement pour redorer leur blason. Comme le disait Eisenhower : Nous n’accepterons que la victoire totale! 

Québec solidaire, ou faire fi de la réalité (2e de 2)

 

Par Pierre-Guy Veer

Des trous sans fonds

 

Une autre proposition qui a été adoptée touche les régimes de retraite. On propose de transformer la RRQ en régime universel de retraite « protégé des aléas du privé ». Du même souffle, Mme David rejette l’idée d’augmenter l’âge de la retraite.

 

Encore une fois, nous avons un bel exemple d’un parti politique qui veut nous protéger de nous-mêmes et qui veut acheter des votes. Ça ne date pas d’hier : les pensions de vieillesse sont des créatures du chancelier allemand Otto von Bismarck, afin de gagner le support des conservateurs1. L’âge de la retraite à l’époque était également 65 ans… mais l’espérance de vie était de 68 ans. Aujourd’hui, elle atteint presque 80 ans. Considérant qu’une personne vivant jusqu’à cet âge-là coutera plus cher en soins de santé qu’un fumeur ou un obèse2, nous aurons deux trous sans fonds côte à côte qui se creuseront rapidement. Éric Duhaime n’avait peut-être pas si tort de dire que l’État est contre les jeunes…

 

Un autre trou sans fond qui pourrait se creuser avec un gouvernement « solidaire » se trouvera dans l’éducation avec la gratuité scolaire mur à mur. Pour le financer – vous l’aurez deviné – on cherchera à taxer plus, notamment avec un nouveau palier d’imposition et en taxant les profits du secteurs financier, jugé trop élevés3.

 

QS commet ainsi des erreurs qu’une personne ayant compris ses cours d’économie de base ne commettrait pas. Tout d’abord, vouloir la gratuité absolue et pour tout le monde ne ferait que diminuer la valeur dudit diplôme. En effet, s’il n’en coute rien pour étudier dans un domaine, alors plusieurs personnes s’y lanceront, causant un surplus de diplômés et donc une baisse drastique des salaires. Des pays comme la Finlande, qui ont certes la gratuité, ont un très fort contingentement à l’entrée4. Pour d’autres, comme le Danemark, les taux d’impositions vont jusqu’à 55,4 %5.

 

QS semble vouloir prendre la seconde voie, et ça serait destructeur. En effet, malgré son système fiscal compliqué, les ÉU, qui ont des impôts malgré tout moins élevés qu’au Danemark, ont un niveau de vie nettement supérieur à ce pays scandinave6. Enfin, taxer les banques ne ferait qu’augmenter encore plus leurs frais, puisque de telles entreprises peuvent facilement faire retomber une augmentation des couts sur leurs clients. Leur oligopole légal n’aide pas7.

 

Xénophobie linguistique

 

Un dernier point qui a retenu l’attention du lors du congrès est l’infâme loi 101. Un gouvernement solidaire redonnerait plus de mordant à cette loi liberticide, notamment en l’affermissant en milieu de travail, en l’appliquant aux entreprises de dix employés et plus et en interdisant les écoles passerelles – un élève non anglophone qui fréquente une école anglophone non subventionnée pendant trois ans peut obtenir le droit d’étudier dans une écoles publique anglophone.

 

Décidément, QS tient à ce que le Québec se vide de ses meilleurs éléments. Plusieurs compagnies, dont la Sun Life8, avaient quitté Montréal pour aller à Toronto ou ailleurs afin d’éviter les grands frais encourus avec la francisation obligatoire du milieu de travail. Étendre la loi aux petites entreprises risque soit de laisser les entreprises à neuf employés ou moins, soit de tuer encore plus l’entrepreneuriat, déjà pas très fort au Québec9. Cela ne peut qu’appauvrir le Québec encore plus.

 

Cette obsession avec la langue est vraiment malsaine. Pourquoi le gouvernement doit-il intervenir pour la « protéger »? Si nous en sommes rendus là, c’est sans doute signe que la population ne s’en soucie pas beaucoup. D’ailleurs, pourquoi vouloir miner les chances de réussite des enfants? Dans le Canada anglais, on fait la file pour les programmes d’immersion ou même pour fréquenter l’école française. En Saskatchewan, où j’ai déjà vécu, les écoles francophones débordent, et plusieurs familles anglophones espèrent obtenir une place. Il y a certes des contrôles d’entrée de la part du Conseil des écoles fransaskoises, mais ce n’est pas une balkanisation comme au Québec.

 

En conclusion, un gouvernement de QS serait une bonne chose. Nous percuterions finalement le mur de plein fouet. Ainsi, nous pourrions finalement effectuer les réformes économiques tant nécessaires afin que nous nous relevions. Oh, Kadhir et David tenteraient de creuser le fond du baril, mais quand ils se rendront compte que la poule aux œufs d’or a quitté la province, ils n’auront d’autre choix que d’enlever leurs lunettes roses.

Démission de Line Beauchamp : la victoire de la minorité étudiante qui ne respecte pas la démocratie

Par Simon Leduc

Coup de théâtre à Québec, Line Beauchamp démissionne de ses postes de ministre de l’Éducation et de députée de Bourassa. Pendant des semaines, Mme Beauchamp a fait preuve de force et de détermination dans sa lutte contre les leaders étudiants sur la question de la hausse des frais de scolarité. Quel impact aura cette démission sur le conflit étudiant? Est-ce que la violence et l’intimidation auront eu raison d’une ministre démocratiquement élu par les Québécois?

Line Beauchamp quitte et Michelle Courchesne arrive : Cela aura zéro impact sur le conflit étudiant :

Le départ de Line Beauchamp n’aura aucun impact sur le litige actuel qui oppose le gouvernement et les associations étudiantes. La nouvelle ministre de l’Éducation doit continuer la ligne dure et ne pas reculer sur la question fondamentale de la hausse des droits de scolarité. L’ancienne ministre a fait du bon travail dans ce conflit qui s’est transformé en une véritable crise sociale. Celle-ci aura réussi à défendre la décision gouvernementale jusqu’au bout. L’ancienne députée de Bourassa a vraiment été de bonne foi et elle a vainement tenté de s’entendre avec les trois leaders étudiants. Elle leur a tendu la main en bonifiant le régime de prêts et bourses afin de rendre les études universitaires plus accessibles aux moins bien nantis. On ne peut pas blâmer la ministre pour l’intensification du conflit. Les associations étudiantes sont les seules responsables de la dégradation du climat social québécois. Elles ne veulent rien savoir et elles refusent de négocier de bonne foi. Leur intransigeance a nuit énormément aux relations avec le gouvernement. On est dans un gros cul-de-sac et le changement de ministre ne va rien changer à cela. Des étudiants qui ne respectent pas la démocratie ont eu raison d’une ministre démocratiquement élu par les Québécois, cela me lève le cœur.

L’État québécois doit faire respecter la démocratie :

Un gouvernement démocratiquement élu (par la population) ne peut pas céder au chantage, à l’intimidation et au non-respect de la démocratie de la part des jeunes qui portent le carré rouge. Une société qui se définit comme démocratique ne peut pas tolérer des gestes antidémocratiques comme le non-respect des injonctions de ceux qui veulent étudier. Le gouvernement doit faire respecter les lois et cela commence par l’application des injonctions que les carrés verts ont obtenu afin de continuer leur session. Si l’intervention de la police est nécessaire afin de faire respecter les lois, Québec doit donner son aval à cela.

Pendant combien de temps va-t-on laisser une minorité d’étudiants violer la démocratie? La démocratie québécoise est malade et cela n’est pas de bon augure pour la suite des choses.

Les Grands Mythes Économiques : Mythe #1

 

Par Minarchiste

 

La dette gouvernementale n’est pas un problème puisque nous nous devons cet argent à nous-mêmes.

Premièrement, une part de la dette gouvernementale est détenue par des étrangers. Il faudra donc qu’une partie de nos taxes et impôts futurs soit expédiée à ces étrangers éventuellement. Ceci étant dit, aux États-Unis c’est la Fed qui est le plus gros acheteur de T-bills depuis un bout de temps et ce avec de la monnaie créée ex nihilo (c’est ce qu’on appelle la monétisation de la dette). Les intérêts sur cette dette sont donc retournés au Trésor Américain pour financer les dépenses de l’État.

 

Deuxièmement, les titres de dette détenus par des investisseurs locaux ne sont pas uniformément répartis dans la population. Ainsi, une partie des futurs taxes et impôts de tous (et surtout ceux des générations à venir) devront servir à rembourser ces titres de dette détenus par quelques-uns. Il y a donc un déplacement de richesse d’un groupe vers un autre.

Troisièmement, il ne faut surtout pas oublier que la dette monétisée et/ou multipliée par le système bancaire à réserves fractionnaires engendre de l’inflation. Cette inflation n’affecte pas les gens de manière égale. Ceux qui obtiennent l’argent en premier s’enrichissent alors que le reste de la population voit son pouvoir d’achat être dilapidé.

L’inflation est une gigantesque subvention aux banques, qui peuvent engendrer des profits à partir de rien. Puis, les fonctionnaires et sous-contractants qui bénéficient directement des dépenses du gouvernement sont aussi favorisés, tout comme les entreprises qui reçoivent des subventions et autres aides.

L’inflation ne fait pas que des gagnants; les perdants sont très nombreux. Il y a d’abord les salariés dont le salaire croît moins vite que l’inflation. Si l’inflation a été de 5% cette année et que votre salaire n’a été augmenté que de 2%, vous êtes dorénavant plus pauvre de 3% puisque le pouvoir d’achat de votre salaire aura diminué.

Il y a aussi les épargnants, qui voient le pouvoir d’achat de leurs épargnes fondre en raison de l’inflation. Si vous avez de l’argent dans votre compte-chèque à la banque et que l’inflation est de 5%, la valeur de cet argent aura diminué de 5% chaque année. Un retraité qui reçoit une rente fixe s’appauvrit chaque année en conséquence de l’inflation.

L’inflation est donc source d’inégalités! L’impact de l’endettement gouvernemental sur la répartition de la richesse actuelle et intergénérationnelle n’est pas neutre. L’argent emprunté par l’État en notre nom ne nous est pas dû à nous-mêmes, il est dû aux détenteurs de ces titres de dette.

http://minarchiste.wordpress.com/2011/04/01/le-lien-entre-les-inegalites-et-linflation/

Attentat dans le Métro: Suspects recherchés

Le Service de Police de la Ville de Montréal est à la recherche de quatre suspects en rapport avec l’incident des bombes fumigènes dans le Métro ce matin.

 

Descriptions :

 

Suspect 1 : Femme blanche -/+ 25 ans, chandail noir, pantalon possiblement genre leggins ¾ et jupe pâle, cheveux foncés, sac en bandoulière beige, espadrille brune.

 

Suspect 2 : Femme blanche -/+ 25 ans, chandail noir, foulard mauve, un autre chandail vert sous le noir, cheveux foncés frisés attachés, jeans bleus, lunettes de vision,  sac à main brun possiblement en cuir, souliers blancs possiblement espadrilles.

 

Suspect 3 : Femme blanche -/+ 25 ans, chandail à capuchon vert avec inscription blanche sur le devant, cheveux châtains, sac en bandoulière noir, pantalon noir et possiblement une jupe qui dépasse du chandail vert , des espadrilles grises. 

 

Suspect 4 : Homme blanc -/+ 25 ans, mince, chandail style «  poncho » noir et gris, chandail orange ou rouge sous le poncho, cheveux pâles longs, jeans foncé.

 

Quiconque possédant des informations sur les événements survenus dans le métro aujourd’hui peut communiquez avec Info-Crime Montréal au 514 393-1133

Le carré rouge, une honte pour les démocrates

Par Ian Sénéchal,

Ce texte est en lien avec ma chronique de ce matin à Radio X. 

De droite, de gauche, fédéralistes, souverainistes… À quelque part, quand on évolue dans l’arène politique, on est tous adversaires. Bien souvent, avec nos plus grands antagonistes, nous n’aurons qu’une seule chose en commun. Nous sommes tous démocrates. On accepte tous les règles fondamentales de la démocratie. Au départ, les porteurs de carrés rouges respectaient ces règles de base.

On se doit de respecter notre adversaire politique, d’accepter sa présence. On se doit de faire la différence entre la vie privée et le “combat” argumentaire. Ce qui est arrivé à Richard Martineau cette semaine est inacceptable et doit être dénoncé.

En démocratie, on accepte le droit de manifester. Il y a quand même des règles à respecter. On demande un permis à la ville, on donne l’itinéraire et on ne commet pas d’actes criminels. Quand on sort de ce cadre si simple, on ne respecte pas le jeu démocratique. Quand on l’encourage, on est irresponsable. Quand on ferme les yeux, on est complice.

En refusant de condamner l’anarchie, en refusant de protéger nos valeurs et nos institutions démocratiques (le système judiciaire par exemple), en continuant de porter fièrement un symbole qui n’a plus rien à voir avec la cause étudiante, certains leaders de gauche nous déshonorent. Le carré rouge est devenu une honte.

La gauche doit accepter que leur cause a été “hijacké” par des fous furieux. Ces fous furieux doivent être marginalisés, dénoncés. Ils ne doivent surtout pas être placés en vainqueur comme l’a fait le magazine L’Actualité.

S’il reste encore un démocrate à gauche du spectre politique, il laissera son petit carré rouge sur son bureau demain quand viendra le temps de s’habiller. Ne vous demandez pas pourquoi vous avez de la misère à vous regarder dans le miroir quand vous vous habillez. Votre cause était noble, mais on vous l’a kidnappé. Ces kidnappeurs ont beau être dans la même équipe idéologique que vous, ils utilisent votre appui pour encourager l’anarchie. Il est grand temps que vous vous remettiez en question. Voulez-vous marcher aux côtés de GND et Amir?

La démocratie étudiante en action

 

Voici le vote qui portait sur l’entente de principe signée le weekend dernier au Collège Édouard-Montpetit à Longueuil. Est-ce que c’est juste moi, ou est-ce que les votes (à main levée) sont comptés un peu vite? Belle démocratie!

Vers un rejet de l’entente de principe : la seule façon de mettre fin au boycott : l’annulation de la session des boycotteurs

Par Simon Leduc

Après treize semaines de boycott, le gouvernement libéral a convoqué les leaders étudiants à une ronde de négociations intensives afin de régler cette crise sociale. Après vingt-deux heures de pourparlers, les deux protagonistes se sont entendus sur une entente de principe. La hausse des frais de scolarité est maintenue et un comité sera créé afin d’aller chercher des économies (si cela est possible) dans la gestion des universités. Cet argent sera redistribué aux étudiants afin de limiter les effets de la hausse des droits de scolarité. Pourquoi les leaders des grandes centrales syndicales ont-ils participé à ces pourparlers? Est-ce que les étudiants vont voter en faveur de cette entente? Est-ce que la majorité silencieuse s’est fait flouer par le gouvernement Charest? Cela va-t-il mettre fin au boycott?

Jean Charest recule encore devant les lobbys gauchistes:

Le gouvernement Charest a invité les chefs des trois grandes centrales syndicales à participer aux négociations. Qu’est-ce que ceux-ci faisaient là? Le litige entre les deux camps ne les concerne pas du tout. Normalement, le rôle d’un leader syndical est de défendre les intérêts des travailleurs face à l’employeur mais le syndicaliste québécois fait plus que cela dans notre province. Les grandes centrales syndicales sont très puissantes au Québec et ce depuis le début de la Révolution tranquille. Elles peuvent paralyser l’activité économique avec un claquement de doigts si elles n’obtiennent pas  ce qu’elles veulent. Après des semaines de fermeté, c’est désolant de voir notre premier ministre reculer de la sorte devant les lobbys de gauche. Il a trahi la majorité silencieuse qui l’appuyait dans ce dossier. Cela prouve encore une fois que ce n’est pas le gouvernement qui dirige la province mais bien les leaders syndicaux. Le gouvernement libéral aurait dû tenir tête au lobby étudiant. Pour une fois que celui-ci prenait une décision. Le litige entre les deux camps risque de s’accentuer dans les prochains jours et Jean Charest a certainement fait une croix à un scrutin printanier.

L’entente va-t-elle être appuyée par une majorité d’étudiants?

L’entente de principe va-t-elle mettre fin au conflit étudiant? Lundi, des consultations démocratiques ont eu lieu dans certains collègues et universités et une forte majorité d’étudiants a rejeté l’offre. Les carrés rouges boycottent leurs cours depuis treize semaines parce qu’ils sont contre toute hausse des frais de scolarité. Ils sont en colère contre leurs leaders qui ont signé une entente avec les libéraux qui prévoit le maintient de la hausse. Martine Desjardins, Léo Bureau-Blouin et Gabriel Nadeau-Dubois commencent à se rendre compte que leur entente négociée ne passera pas le test dans les assemblées étudiantes. Maintenant, ils tentent de dénigrer la feuille de route qu’ils ont pourtant signé. Ils affirment que le document qui a été rendu public par le gouvernement n’est pas le même qu’ils ont signé. Les trois leaders syndicaux affirment le contraire. Ils prennent vraiment les contribuables pour des imbéciles. Est-ce qu’ils savent lire ou quoi? Les trois leaders étudiants n’ont plus la crédibilité nécessaire pour bien représenter leurs membres. Dans les prochains jours, l’entente de principe risque d’être fortement rejetée par une majorité d’étudiants.  Les trois leaders n’auront qu’eux-mêmes à blâmer pour cet échec. 

Une majorité d’étudiants va sûrement rejetée l’offre du gouvernement. Les leaders étudiants n’ont plus aucune crédibilité pour négocier avec la ministre de l’Éducation. On semble encore une fois être dans une impasse. Il y a une seule solution possible pour faire cesser le boycott des cours. Line Beauchamp doit prendre ses responsabilités et annuler complètement la session printanière des boycotteurs. Ceux-ci reprendront leur session à l’automne, à leurs frais évidemment. Les verts devraient pouvoir terminer leur session. Ils ne doivent pas devenir les victimes de ce gâchis.

Fin de la crise? Pas si vite!

 

Pardonnez-moi mon pessimisme, mais de nos jours, je suis de ceux qui ont tendance à ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Je sais que vous avez tous poussé un soupir de soulagement lorsqu’il a été annoncé que le gouvernement et les représentants des associations étudiantes avaient conclu une entente, mais la partie est loi d’être gagnée. Bien des choses peuvent encore venir gâcher la sauce. Juste la réaction de Martine Desjardins à la déclaration de Line Beauchamp à l’effet que l’entente ne signifie pas un gel et aussi que les négociateurs de la CLASSE crient maintenant à l’arnaque, témoigne de la fragilité de cet accord. Je ne serais pas encore prêt à parier sur un retour en classe des étudiants. Au moment où j’écris ces lignes plusieurs associations on déjà rejetée l’offre. Il faudra bien que quelqu’un arrive à leur faire réaliser que ce qu’ils ont gagné est déjà beaucoup et qu’ils ne peuvent vraiment pas espérer mieux dans les circonstances. Mais il semble que les associations étudiantes, et plus en particulier la CLASSE, vivent sur une autre planète et ne réalisent pas que dans une négotiation les deux côtés doivent faire des concessions.

Le problème est surtout qu’il est douteux que les frais afférents puissent être réduits suffisamment pour compenser pour la hausse des frais. Le budget des universités est rongé à 78% par les salaires d’employés syndiqués qui sont naturellement intouchables. Il est donc improbable que des économies suffisantes puissent être faites dans le 22% qui reste. Je crois que les étudiants s’en sont déjà rendu compte.

N’empêche que l’entente inclue toujours la bonification des bourses qui fait que la hausse des frais est largement compensée pour les étudiants qui ne proviennent pas de la bourgeoisie, mais il semble que les communistes de la CLASSE se préoccuppent plus des riches que des pauvres, sinon ils réaliseraient que cette aspect de l’offre du gouvernement est beaucoup mieux que le statu quo ante du point de vue accessibilité, mais selon eux, c’est mieux de défendre le gel ou la gratuité qui ont toujours avantagé les plus riches, la majorité des étudiants universitaires étant issus de la bourgeoisie. Seulement, ils préfèrent vous faire croire que c’est pour garantir l’accessibilité aux plus pauvres, ça parait plus noble.

De mauvaise augure

Le Québec traine une dette énorme et ses citoyens sont déjà surtaxés. Il viendra bientôt un temps où le gouvernement ne pourra plus emprunter et ne pourra plus augmenter les taxes. Ce moment arrivera très vite. Que se passera-t-il lorsque le Québec, comme la Grèce, devra sabrer dans ses dépenses et du même coup couper les privilèges de plusieurs groupes bien organisés solidement accrochés aux mamelles de notre état-nounou?  Vous êtes en train de de voir ce qui ne réprésente en fait qu’un léger avant-goût. Somme toute, la hausse des frais universitaires n’est qu’une bagatelle et cette bagatelle nous a valu 13 semaines de désordre social jusqu’ici. Imaginez si le gouvernement voulait faire une réforme en profondeur du système de santé ou faire d’importantes coupures dans certains ministères? Croyez-vous que les syndicats de la fonction publique ne descendront pas dans les rues? Si le boycott étudiant vous décourage, vous n’avez encore rien vu!

Qui dirige le Québec?

Au fait, vous n’avez pas été surpris que les dirigeants des trois grandes centrales syndicales aient été invités à la dernière ronde de négociations? Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi ça me confirme qui dirige vraiment le Québec et qui détient le vrai pouvoir et ce n’est certainement pas le gouvernement. D’ailleurs, comme par hasard, on apprend juste après l’annonce de l’entente que les libéraux songent à ré-ouvrir le code du travail afin de reviser les provisions anti-scab pour tenir compte du travail à distance. Quelle coïncidence! Le retour d’ascenseur ne s’est pas trop fait attendre on dirait.

À propos de Victoriaville

J’ai lu de nombreuses critiques des actions des policiers lors de la manifestation de vendredi dernier à Victoriaville. C’est  sûr que les la Sûreté du Québec aura des leçons à tirer de cet évènement, mais dans tous les articles que j’ai lu en fin de semaine, c’est drôle, mais je n’ai pas vu un journaliste remarquer que si les manifestants étaient restés paisiblement de leur côté des barricades, rien de tout ça ne se serait produit. Je m’interroge sur l’impartialité des journalistes.

Québec solidaire, ou faire fi de la réalité (1re partie)

Par Pierre-Guy Veer

Du 27 au 29 avril dernier se tenait le 8e congrès de Québec solidaire (QS). Des propositions aussi farfelues que dangereuses ont été mises de l’avant par ses membres et pourraient fort bien faire partie de la prochaine plateforme électorale de ce parti socialiste. Bien que l’on clame, sur le site Internet, que ces propositions ne sont que des pistes de réflexion, elle permettent néanmoins de voir vers quoi QS se dirige.

 

Parmi celles-ci se trouve cette volonté de vouloir taxer les « riches ». Dans la même veine que la philosophie des mouvement d’occupation, Françoise David se dit entièrement d’accord avec le plafonnement du 1 % le plus riche. « Il n’y a pas un être humain sur terre qui mérite de gagner 5 millions $ par année pendant qu’il y en a d’autres qui crèvent de faim », affirme-t-elle1.

 

Cette affirmation est problématique à plusieurs égards. Premièrement, elle suppose que l’enrichissement d’une personne se fait au dépends des autres. C’est exactement comment les politiciens du monde pensaient jusqu’à l’arrivée du libéralisme économique et politique – on appelait ça mercantilisme. Plusieurs personnes pensent encore ainsi de nos jours, notamment quand vient le temps de parler de pauvreté2. Dans l’état actuel de notre monde, je suis obligé de leur donner raison : les riches s’enrichissent aux dépends des pauvres… à cause du gouvernement. En effet, pensons simplement à l’inflation3, une taxe déguisée qui ne profite qu’aux gens proches du gouvernement, ou encore aux sauvetages financiers de nombreuses compagnies qui auraient autrement faillite. En utilisant des fonds publics pour « secourir » les compagnies en faillite, on empêche la main invisible du marché de fonctionner et de punir les incompétents. Résultat : des billions (12 zéros) de dollars ont été arrachés aux contribuables pour secourir des amis de Washington, notamment AIG4, ce qui a permis aux dirigeants de toucher de généreux bonis malgré la piètre performance de l’entreprise.

 

Ensuite, qui dit limitation dit changement de comportement. Pour paraphraser Darwin un peu, les humains évoluent et adaptent leur comportement à leur environnement. Si les salaires sont plafonnés, leurs récipients trouveront d’autres moyens pour gagner leur vie comme bon leur semble. Ils pourraient travailler moins, déménager leur entreprise, contourner le règlement ou encore travailler au noir. À moins d’être dans un régime totalitaire, les particuliers ont généralement une longueur d’avance sur le gouvernement et ses règlements.

 

Enfin, cette obsession contre les riches est on ne peut plus ironique. Ces derniers sont les principaux contributeurs aux revenus du gouvernement; les 2,9 % de contribuables (ceux qui paient des impôts, ce qui exclut la population inactive) gagnant plus de 100 000 $ paient 29 % de tous l’impôt récolté au Québec, tant au provincial qu’au fédéral5. On peut donc dire qu’ils paient plus que leur juste part. Vouloir les imposer plus ne peut que les décourager et adopter les comportements mentionnés au paragraphe précédent.

 

Ne pas apprendre des erreurs des autres

 

Une autre pierre d’assise de QS est l’environnement. On désire notamment « en finir avec un développement économique basée (sic) les énergies fossiles » et « créer des emplois dans les secteurs d’avenir qui font consensus »6. N’en déplaise aux solidaires, à trop vouloir tricher le marché, ce dernier fini par prendre le dessus, et ce nonobstant le très grand doute qui entoure une possible cause humaine dans le réchauffement/changement/dérangement climatique.

 

On n’a qu’à regarder l’Espagne pour se convaincre qu’une injection massive de fonds publics pour des énergies « vertes » est une apocalypse en devenir7. On peut également regarder plus près de nous pour voir que les projets gouvernementaux, quels qu’ils soient, sont rarement une réussite. En regardant les échecs de Solyndra8, Fisker Automotive9 ou l’explosion des tarifs d’électricité en Ontario ou ailleurs10, force est de constater que la main visible du gouvernement a un pouvoir destructeur.

 

Si les énergies « vertes » étaient si bonne, le secteur privé peut s’en occuper. L’intérêt égoïste des gens est un des moteurs de l’innovation les plus puissants. En effet, quand une compagnie n’est pas protégée par le gouvernement, elle n’a d’autre choix que d’innover ou de mourir. Dans le cas des énergies « vertes », il faut croire que le fruit n’est pas encore mûr. Par contre, quand on compare la consommation d’essence des voitures d’aujourd’hui et d’il y a 40 ans, on peut noter une amélioration dramatique. D’ailleurs, c’est ce qui explique pourquoi Toyota a surpassé GM au chapitre des ventes. Aussi, les hauts couts du pétrole encourage les entrepreneurs à trouver d’autres sources, notamment le gaz naturel, moins polluant. Partout où on en fait son extraction, l’économie explose comme au Dakota du Nord. Oh, il peut y avoir certains risques, mais la plupart seraient exagérés11.

Quantité de sel dans la restauration rapide

Fast Food RestaurantAlors que l’ensemble des produits alimentaires tente de réduire la quantité de sodium. Réduire la quantité de sodium consommé est, en partie, en lien avec la consommation de sel dans nos aliments. Les restaurateurs d’alimentation rapide restent relativement élevés. Toutefois, selon une étude publiée dans le Journal de l’Association médicale canadienne la quantité de sodium dans les chaînes de restauration rapide diffère en fonction du pays.

L’étude démontre l’évaluation de 2 124 aliments vendus dans six chaînes de restauration rapide soit Burger King, Domino’s Pizza, PFK, McDonald, Pizza Hut et Subway. La collaboration de différent chercheur a analysé les déjeuners, les hamburgers, les pizzas, les salades, les sandwichs et les frites. Ils ont pu conclure que les produits vendus aux États-Unis et au Canada contiennent plus de sel que ceux vendus en France et en Angleterre. Ainsi, cette étude démontre que les efforts élaborés par ces restaurateurs afin de diminuer la quantité de sel dans leur alimentation sont encore insuffisants. Il est également démontré que la réduction de sel dans les repas offerts est possible et ce changement permettrait d’améliorer la santé des consommateurs de ces produits.

Les conséquences du sel sur notre santé

Le sel consommé avec excès peut avoir des répercussions néfastes sur notre santé. Les chercheurs sont très préoccupés par notre consommation de sel, car cette mauvaise habitude pourrait être responsable de plusieurs accidents cardio-vasculaires. Le sodium qui est contenu dans le sel cause des effets négatifs sur la santé.

Une trop grande consommation de sodium entraîne la rétention d’eau, ce qui affecte de façon esthétique notre corps. Par exemple, certaines femmes assujetties à une rétention d’eau peuvent faire plus facilement de la cellulite. D’autre part, le sel entraîne un dessèchement des tissus et accélérer le processus de vieillissement. Le sel affecte aussi les tissus internes en leur faisant perdre une partie de leur élasticité naturelle. Ceci fait augmenter le risque de développer des œdèmes ou faire de l’hypertension artérielle.

À la lumière de ces faits, il ne faut pas couper entièrement le sel de notre alimentation. Cependant, il faut prendre une consommation modérer. Une bonne partie des aliments que nous salons contiennent déjà un apport en sodium, ainsi il arrive souvent dans nos pratiques quotidiennes que nous salions trop les aliments. Ainsi, nous dépassons rapidement la dose de sel recommandé par jour.

Les bandits nomades

 

Par Pierre Simard,

Professeur à l’ENAP

 

Le Québécois n’existe plus individuellement. Dans un élan de solidarité pour la grève étudiante, les leaders de groupes d’intérêt ne cessent de proclamer que les droits collectifs doivent primer sur les droits individuels. On aura compris que lesdits droits collectifs sont la propriété privée des groupes de pression, et que, dorénavant, ils entendent les faire respecter coûte que coûte. Même au prix de la violence!

Le Québec vit présentement sous la menace d’une dictature des groupes de pression. La tyrannie des propriétaires de droits collectifs. La Constitution, la Charte des droits et libertés, l’État qui protège vos droits individuels et assure votre sécurité ne sont à leurs yeux que du folklore. Si par hasard vous n’êtes qu’un vulgaire citoyen ou contribuable, si par malheur vous ne faites pas partie d’un grand syndicat, d’une puissante corporation professionnelle ou d’une fédération étudiante, la menace d’exclusion sociale est imminente.

Évidemment, tout ça n’a pas débuté avec la grève étudiante. Le processus de négation de l’individu s’est amorcé et intensifié tout au long de la Révolution tranquille, notamment lorsque nos gouvernements ont décidé de partager leur responsabilité de gestionnaire des affaires publiques avec les groupes d’intérêt. Comment? En les invitant régulièrement à des sommets socioéconomiques ou à des états généraux pour décider, entre élites, de l’avenir de la société. Rien à voir avec le prolétariat!

On voulait créer l’illusion qu’un consensus entre chefs syndicaux, leaders étudiants, patrons et fonctionnaires permettrait d’intégrer les préférences de chaque citoyen. On en faisait un modèle idyllique – encore mieux, une spécificité québécoise. Évidemment, c’était pour occulter que ce soi-disant modèle de démocratie, d’égalité et de solidarité n’était qu’une vulgaire forme de corporatisme servant des intérêts particuliers, et ce, au détriment des citoyens et des contribuables québécois.

C’est ainsi qu’après s’être approprié pendant 50 ans la richesse des citoyens, la corporation des propriétaires de droits collectifs est à bout de souffle. La mine s’est tarie! Les coûts sans cesse croissants des privilèges et l’endettement collectif font en sorte que l’État, traditionnellement chargé de redistribuer le butin volé aux citoyens, éprouve de plus en plus de difficulté à livrer la marchandise.

Il fallait donc profiter de la faiblesse du gouvernement pour reprendre les choses en main.  L’État redistributeur de privilèges étant devenu un intermédiaire encombrant, on aspire à continuer l’opération sans lui.

Profitant de l’ignorance rationnelle des citoyens, nos grands groupes d’intérêt se réclament dorénavant d’une nouvelle démocratie : une démocratie où les intérêts particuliers revêtent une allure d’intérêt général. Une démocratie d’intérêts corporatifs qui appelle à la rupture sociale et qui cherche à installer le chaos en recourant à la violence et en défiant ouvertement la loi et l’ordre. Une démocratie où une coalition de privilégiés de l’État défend une idéologie consistant à ne rien céder des privilèges acquis et à se moquer de tout le reste, notamment des conséquences de leurs démarches.

Ces nouveaux démocrates de l’intimidation sont maintenant comparables au « bandit nomade » : celui qui détruit tout sur son passage, pille la récolte, et terrorise les citoyens. De plus, ce bandit nomade légitime la violence de peur que ses victimes ne trouvent un reste de droit individuel pour résister. Les résistants? Ces « p’tits cons » qui s’imaginent qu’une injonction de la cour peut freiner une coalition de subventionnés.

Cessez de prétendre

Ça fait maintenant 12 semaines que le conflit étudiant perdure. Il est maintenant temps de laisser tomber certains masques. À la fin de la semaine dernière, le gouvernement a présenté une offre plus que raisonnable aux étudiants, et qui dans les faits, offre la gratuité universitaire aux plus pauvres d’entre eux tout en sollicitant un plus grand effort financier des plus riches. Les leaders des associations étudiantes l’ont rejeté du revers de la main. Une insulte, disaient-ils. Voici donc l’offre en question, expliquée par le fiscaliste Luc Godbout (qu’on ne peut certainement pas accuser d’être trop à droite).

 

 

J’ai aussi déniché ce tableau qui résume son analyse:

Cliquez pour agrandir

 

Dans ce conflit, il est donc temps aux étudiants en boycott, ainsi que les syndicats, artistes, journalistes et chroniqueurs, politiciens et autres quidams qui continuent de les appuyer de cesser de prétendre.

Cessez de prétendre que vous menez une combat vertueux pour l’accessibilité aux études universitaires. La bonification des bourses offerte par le gouvernement fait que les études universitaires n’ont jamais été aussi accessibles aux étudiants issus de milieux défavorisés et le la classe moyenne, même si on retournait au gel ou qu’on instituait la gratuité.Vous défendez dans les faits, les étudiants les plus riches au détriment des plus pauvres. Vous êtes des hypocrites!

Cessez de prétendre que vous êtes des démocrates. Ce conflit a démontré sans équivoque par tous les abus de procédure et tentatives d’intimidation des dissidents et votre dédain total de la règle de droit que vous êtes tout, sauf des démocrates.

Aux professeurs, cessez de prétendre inculquer aux jeunes des valeurs de société car tout ce que vous leur inculquez est le mépris du droit, de l’effort et du dépassement de soi et une culture du « tout m’est dû ». Cessez de croire que vous possédez une once de vertu alors que vous intimidez les étudiants qui veulent continuer à suivre leurs cours et que vous rompez votre contrat envers eux et la société pendant que vous continuez à encaisser vos chèques de paie. Honte à vous!

Aux syndicats, cessez de prétendre que vous financez les associations étudiantes pour toute autre chose que de mener vos combats idéologique contre le gouvernement et cessez de prétendre que ces mêmes étudiants sont plus que de la chair à canon dans votre petit jeu.

Aux artistes, cessez vous aussi de prétendre vouloir le bien des étudiants, ou même d’avoir un quelconque intérêt dans l’éducation supérieure. Si vous aviez vraiment un quelconque intérêt à assurer une éducation post-secondaire de qualité, vous sortiriez plutôt votre chéquier et sans tambour, ni trompettes, vous donneriez généreusement à l’institution de votre choix. (Seulement 6% du financement de nos universités provient de dons privés, alors que ce taux est bien supérieur dans le reste du Canada)

Aux politiciens arborant le carré rouge, cessez de prétendre que votre appui aux boycotteurs n’est autre que de l’opportunisme crasse. Le contribuable québécois n’est pas dupe.

Cessons d’ailleurs tous de prétendre que l’éducation post-secondaire est une valeur de société pour nous alors que nous avons le plus faible taux de participation à ces études et le plus faible taux de diplomation de tout le Canada, malgré le fait que nous avons les frais de scolarité les plus bas du pays. La vérité est qu’en tant que société, le Québec accorde très peu de valeur au savoir et au dépassement de soi et c’est bien dommage.

Le Québec a déjà perdu

Par Aymerie Lefebvre

Peut-être que finalement le Gouvernement Charest cèdera, peut-être Mme Marois, qui aimerait être Première Ministre en acceptant de céder à la voix d’activistes bien organisés au détriment des choix des électeurs, remplacera M. Charest, mais le Québec a déjà perdu….Les porte-étendards publics que sont les journalistes, leaders d’opinions, chefs syndicaux pro-Classe, pro désobéissance civile, ont miné la confiance des payeurs de taxes dans la règle de droit, l’ordre public et le système politique québécois. Se foutant des lois, des injonctions, des institutions québécoises pour somme toute une poignée de dollars, les supposés gagnants; vertueux et convaincu que leur « cause » mérite cette rebuffade de nos règles de droit, coûtent au Québec ET à eux mêmes plus qu’ils n’imaginent…

Travailleurs, payeurs de taxes, entrepreneurs savent désormais qu’au Québec, leurs biens, droits et représentants dument élus sont sujets à la volonté de casseurs et d’intimidateurs supportés activement par des syndicats et même des partis politiques …Ainsi, quel idiot va désormais investir dans une entreprise à Montréal? Quel père de famille éclairé va envoyer ses enfants dans des institutions scolaires dont les enseignants sont prêt à ignorer les lois par idéologie? Enfin, quel homme ou femme va s’engager politiquement sachant que son mandat dépend de la volonté non pas des électeurs mais des activistes et leurs alliés corporatif et syndiqués dont une bonne partie des journalistes francophones écrits et parlés? Plus jamais, le Québec ne sera en mesure de collecter autant d’impôt et de taxes qu’il ne le fait actuellement car à partir de cet instant de notre histoire, entreprises et citoyens, sans tambour, ni trompettes, ni conférence de presse vont quitter la province, laissant les revendicateurs, les casseurs et les amis de la rue dans leur utopie de gratuité…Votre party s’étire les amis mais votre récréation va se terminer bientôt…Vous dites bon débarras, je dirais tristes pertes car rien n’est gratuit et le niveau de vie de notre communauté entière va en souffrir. Les derniers à souffrir seront ces leaders syndicaux et leurs dauphins leaders étudiants, si beaux et éloquents (:)))), car leur salaires seront les derniers coupés pendant que les service et infrastructures de notre communauté vont dépérir.

Les coupables seront toujours les mêmes, les « riches » et les « compagnies » mais une bonne partie vont s’en foutre encore plus car ils seront partis…

Société malade

Par Ian Sénéchal,

  1. Les limites de vitesse au Québec sont de 100 km/h. On roule tous 118 sur l’autoroute en envoyant la main aux policiers qui font du radar sans même ralentir.
  2. On a interdit le cellulaire au volant, personne ne respecte vraiment cette interdiction.
  3. On interdit la revente de billets de spectacles, tout le monde est capable de se trouver des billets en revente sans trop de difficultés.
  4. On interdit aux moins de 18 ans de se procurer des cigarettes, pourtant un nombre impressionnant de jeunes ados fument la cigarette.
  5. L’âge minimal pour entrer dans les bars est de 18 ans, pourtant j’ai commencé à sortir à l’âge de 14 ans sans même avoir à me procurer une fausse carte d’identité.
  6. On est obligé de plaquer nos véhicules pour rouler sur le chemin? Hier, j’ai rencontré deux VTT sur les routes de Bellechasse qui roulaient à 70-80 km/h.
  7. Les cyclistes sont soumis au même code de la route que les autos, mais je n’en vois jamais un arrêter aux feux rouges!

Où m’en vais-je avec ça?

  1. Le droit de grève n’est pas reconnu au Québec pour les étudiants, mais les enseignants “respectent” les lignes de piquetage.
  2. Il faut avoir un permis municipal de la ville pour manifester et fournir l’itinéraire aux policiers, mais plusieurs manifestations “spontanées” ont lieu sans ces pré-requis.
  3. Il est interdit de bousculer ou d’attaquer un policier alors qu’on voit des manifestants lancer des roches à ces derniers sans passer un jour en dedans.
  4. Le vandalisme est un acte criminel au Québec et peu de manifestants délinquants sont amenés devant les tribunaux.
  5. Les juges ordonnent des injonctions et personne ne les respecte. Les policiers n’interviennent pas et aucune sanction n’est octroyée.

Le système dans lequel on vit est pourri. Tant qu’à ça, pourquoi ne pas économiser? Foutez tous les juges dehors avec leur gros salaire. Faites rentrer la police à la maison et arrêtons de payer des heures supplémentaires. Couper le salaire des députés en deux et diminuer les heures de législature, leurs lois (souvent bidons ou mal adaptées) ne sont plus appliquées!

Le Québec est maintenant une société de parents-valets co-dirigée par les enfants-rois. La population veut abdiquer. La population est épuisée. Le problème est définitivement culturel!

Instaurer des changements ne se fera pas en claquant des doigts et il va y avoir plusieurs vitrines qui vont voler en éclat avant que l’on réussisse à casser le caractère des enfants rois (syndicats, étudiants, groupes de pression, écologiste, artistes, enseignants, anarchistes, communistes…).

Il faut simplement commencer à faire respecter les règlements, RIGHT FUCKING NOW!!!

Les pharmaciens n’aiment pas la concurrence

 

 

Par Minarchiste

Il y a quelques temps, l’émission La Facture de Radio-Canada jetait un pavé dans la marre en réalisant une enquête sur les prix des médicaments d’ordonnance dans les pharmacies. Les journalistes ont remarqué des différences importantes entre les prix de vente du même médicament dans différentes pharmacies.

Par exemple, 30 comprimés de pantoprazole, un médicament soulageant ses problèmes d’estomac, se vendent $45 à la pharmacie Jean-Coutu de Saint-Eustache, alors qu’ils se vendent $30 à quelques rues de là, chez Proxim.

 

La plupart des gens croient que les prix des médicaments d’ordonnance sont les mêmes d’une pharmacie à l’autre. C’est d’ailleurs ce que plusieurs pharmaciens affirmaient faussement à la journalise de La Facture au téléphone. Ils ont cependant eu un son de cloche différent auprès du porte-parole de l’association des pharmaciens :

« Une pharmacie vit de la pharmacie. Il y a les mêmes enjeux commerciaux qu’une quincaillerie, un marché d’alimentation ou un marchand de meubles », explique Daniel Larouche, de l’Association des pharmaciens propriétaires, en voulant dire qu’un pharmacien est avant tout un homme d’affaires vivant du profit. Les prix des meubles sont différents chez Brault & Martineau comparativement à Léon ou Bricks. Il n’y a aucune raison pour que les prix soient les mêmes entre Jean Coutu et Pharmaprix.

Jusqu’ici, il n’y a pas vraiment de problème. Un commerce peut vendre un produit au prix qu’il veut. Si le prix ne vous convient pas, vous l’achetez ailleurs ou vous ne l’achetez pas. « Nous sommes dans un pays libre » (sic) comme le mentionne M. Larouche. Il n’y a pas de raison pour que le gouvernement impose un prix aux pharmaciens puisque ceux-ci sont en concurrence.

Cependant, ça se gâte un peu plus loin. Lors de l’enquête, plusieurs pharmaciens ont refusé de donner les prix par téléphone. Ils ne sont pas obligés de le faire. Il faut aller sur place avec l’ordonnance du médecin et le demander au pharmacien. Certains pharmaciens refuseront même de donner leur prix jusqu’au moment de remettre la facture.

Par ailleurs, la règlementation “empêche” les pharmaciens d’afficher les prix des médicaments d’ordonnance ou d’en faire la publicité. Je ne doute point que les pharmaciens ont supporté ce genre de règle, qui leur permet de réduire le niveau de concurrence et d’augmenter les profits.

Une dame interrogée par La Facture a contacté son assureur, la Great-West, pour lui faire part de la situation. L’assureur privé paie 80% de la facture, peu importe où le médicament est acheté et peu importe son prix. Il aurait donc avantage à diriger ses clients vers les pharmaciens les moins « gourmands », mais il ne le peut pas car la loi l’interdit! Une loi sans doute concoctée par le lobby des pharmaciens pour entraver la transparence des prix et se fabriquer une forme d’asymétrie informationnelle artificielle.

Ceci dit, l’assureur est plutôt indifférent à tout cela, puisqu’il repasse les coûts plus élevés des médicaments aux assurés à travers des primes plus élevées. D’une façon ou d’une autre, c’est donc le consommateur et les contribuables qui paient.

Au Québec, il est illégal pour un pharmacien d’accorder un rabais pour un médicament d’ordonnance à un assuré, un groupe d’assurés ou un assureur négociant pour ses membres; donc pas de prix « de gros ». Les assureurs privés et l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires ont conclu une entente régissant entre autre les modalités de remboursement des médicaments. Dans sa pharmacie, le pharmacien doit donc obligatoirement facturer le même prix, pour un service ou un produit identique, à tous les assureurs privés sans exercer de discrimination, mais il n’a pas à facturer le même prix que les autres pharmaciens. Au Québec, 4,3 millions de personnes sont assurées par une entreprise privée pour le remboursement de leurs médicaments d’ordonnance. C’est plus de la moitié de la population.

Le prix d’un médicament inclut le prix d’achat du produit chez le fabricant (qui selon La Facture est le même pour tous les pharmaciens), l’honoraire pour le service professionnel rendu par le pharmacien et les frais d’exploitation. Ce sont ces deux dernières composantes qui varient d’un pharmacien à l’autre.

Monsieur Larouche a donc beau faire l’apologie de la concurrence et du libre-marché, ce n’est que de la poudre aux yeux. En réalité, la règlementation de cette industrie fait en sorte de réduire la concurrence et résulte en une facture plus salée pour les consommateurs au profit des pharmaciens.

C’est l’essence même de la règlementation : un discours garni de bonnes intentions, un objectif louable de vouloir protéger la population des « méchantes entreprises capitalistes », mais un résultat contraire qui fait plutôt en sorte de réduire la concurrence à l’avantage des entreprises règlementées. C’est la même chose pour toutes les industries. Ce qui est drôle est que la solution qui semble être suggérée par La Facture consiste à introduire encore plus de règlementation pour pallier au problème…

En somme, c’est un cas typique de règlementation qui réduit la concurrence, laquelle est essentielle au bon fonctionnement d’un marché (voir ceci).

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/03/18/003-pharmacie-medicament-couts.shtml

http://www.protegez-vous.ca/sante-et-alimentation/prix-des-medicaments.html

Le conflit étudiant : La seule issue possible : Des élections générales

 

Par Simon Leduc

Le plus long conflit étudiant des dernières décennies continue d’empoissonner la société québécoise. Les associations étudiantes semblent vouloir camper sur leur position. Pour eux, le règlement de ce litige passe seulement par l’annulation de la hausse des frais de scolarité par le gouvernement libéral. Le premier ministre Charest ne va pas céder aux pressions étudiantes. Il va maintenir sa décision gouvernementale. Le gouvernement libéral a tendu la main à quelques reprises aux étudiants, sans succès. Les négociations entre la ministre Beauchamp et les trois leaders étudiants ont été infructueuses. Il semble y avoir seulement une issue possible à ce conflit étudiant : des élections générales.

Les associations étudiantes ne veulent pas régler le conflit :

Depuis le début de cette crise, il y a une chose qui est très claire, les leaders étudiants ne vont jamais accepter la hausse des frais de scolarité. Ils sont de fervents défenseurs du gel. Cela veut dire qu’on est dans un cul-de-sac. Les trois futurs syndicalistes veulent avoir raison et ils ne désirent pas négocier de bonne foi avec le gouvernement libéral. La preuve, la ministre de l’Éducation leur a tendu la main à quelques reprises depuis quelques jours. Elle a proposé une bonification des prêts et bourses (afin d’aider les jeunes moins bien nantis) et d’échelonner la hausse sur une plus longue période. Les boycotteurs ont unanimement rejeté les offres de Québec (dans le cas de l’échelonnement de la hausse, seule la CLASSE s’est prononcée sur cela jusqu’à maintenant). Leur intransigeance fait persister ce conflit dans le temps. Les étudiants (les pro-boycotts) ne veulent pas payer leur juste part pour leurs études universitaires. Évidemment, c’est plus facile de faire payer les autres. Ce sont des bébés gâtés qui ne sont pas habitués de se faire dire non par une figure d’autorité. Ces futurs syndicaleux vont continuer d’emmerder la majorité silencieuse et de paralyser la métropole avec leurs manifestations.

Le gouvernement démocratiquement élu par les Québécois doit déclencher des élections pour mettre fin à ce fiasco :

Dans ce dossier, le gouvernement Charest a défendu les intérêts des Québécois. Le premier ministre a pris une décision et il n’a pas cédé au chantage de ces pleurnichards. Celui-ci a été critiqué de toute part pour sa supposée intransigeance dans ce conflit. Pourtant, la ministre de l’Éducation a vraiment tenté de mettre fin à ce litige en proposant un compromis : une bonification des prêts et bourses et l’échelonnement de la hausse sur une période de sept ans. Les libéraux ont mis de l’eau dans leur vin mais les leaders étudiants ne veulent rien entendre. La CLASSE a déjà rejeté l’offre gouvernementale. Il ne faut pas être surpris. Ces hurluberlus veulent rien de moins que la gratuité scolaire. Si la FECQ et la FEUQ rejettent la proposition de Line Beauchamp, le gouvernement n’aura pas d’autres choix que de déclencher des élections générales.

Le conflit étudiant nuit énormément à la métropole montréalaise. Les petits commerçants qui travaillent comme des forcenés pour nourrir leurs familles sont pris en otage par les manifestations qui sont devenues quotidiennes. Le premier ministre Jean Charest doit prendre ses responsabilités et mettre fin à cette crise. Si tous les groupes étudiants rejettent l’offre du gouvernement, le déclenchement d’élections générales sera la seule façon de mettre un terme à cette crise sociale. Ce n’est pas seulement les étudiants qui ont le droit de parole sur cette question mais bien l’ensemble des Québécois. Après tout, ce sont eux qui payent plus de 88% du financement des universités par l’entremise des taxes et impôts. La société québécoise doit régler ce litige avec une consultation démocratique. Ceux qui sont contre la hausse des frais de scolarité pourront voter pour le Parti québécois ou Québec solidaire (ils sont contre la hausse). L’autre camp pourra voter pour le Parti libéral du Québec ou la Coalition avenir Québec (les pro-hausses).

Cet affrontement empoisse la Belle province depuis plus de deux mois et il faut que cela cesse. Le déclenchement d’élections générales est la seule solution pour sortir de l’impasse. Laissons les Québécois trancher, c’est cela la démocratie après tout.

Jouer sur les mots

 

Il serait peut-être temps que les grands médias acceptent ce que les juges ont déjà confirmé et utilisent la terminologie appropriée. Les associations étudiantes ne sont pas des syndicats. Elles sont régies comme des corporations.

Les étudiants ne sont pas des travailleurs syndiqués, ils sont des clients des institutions d’enseignement. Ils paient pour le privilège d’un enseignement supérieur et un diplôme qui sera  le gage d’une rémunération supérieure dans un pas si lointain futur.

De refuser un service pour lequel on paye, n’est pas une grève. Une grève est un moyen de pression utilisé par un groupe de travailleurs sur leur employeur. Les règles qui régissent une grève, que les étudiants tentent d’utiliser pour forcer un boycott non volontaire par l’ensemble des étudiants selon une règle de majorité, ne s’appliquent pas à eux. Le code du travail ne peut que s’appliquer à des travailleurs, des syndicats et des employeurs, pas à des étudiants, leurs associations et les institutions d’enseignement.

Donc, j’ai de la difficulté à comprendre pourquoi les médias ont un si gros problème à appeler un chat, un chat et un boycott, un boycott, si ce n’est justement à cause du biais manifestement pro-syndical d’une majorité de journalistes.

Comment expliquer la popularité de Gabriel Nadeau-Dubois?

 

Par Arielle Grenier

Depuis l’automne dernier, Gabriel Nadeau-Dubois fait la manchette dans tous les journaux. Toutes les télévisions se sont entichées de ce jeune homme au discours provocant, convainquant et redoutable. Mais qu’en est-il réellement? Pourquoi les journalistes et médias sociaux sont tombés dans le piège de ce jeune homme? L’histoire est simple. Pour comprendre un phénomène, il faut s’intéresser au cadre sociopolitique qui le précédait. Gabriel Nadeau-Dubois n’est pas apparu comme par magie.

 

L’insatisfaction de la population face au gouvernement Charest.

 

Depuis plusieurs années, à tort ou à raison, la population du Québec fait face à un gouvernement dont le taux d’insatisfaction oscille autour de 70%. Plusieurs ont exprimé collectivement leur mécontentement en refusant catégoriquement des projets proposés par le gouvernement actuel. Rappelons-nous le projet du Suroît, la réingénierie de l’État, le projet du Mont-Orford, la Commission d’enquête sur la construction, les gaz de schistes et tout récemment le Plan Nord. Maintenant, dans le dossier du rattrapage des frais de scolarité universitaire, Gabriel Nadeau-Dubois et ses collègues ont su profiter de la conjoncture politique actuelle. Ils personnifient l’opposition à l’équipe Charest. En plus d’être jeune, Gabriel Nadeau-Dubois, ce politicien en herbe s’exprime dans un discours accrocheur et syndicaliste ce qui a naturellement attiré les médias. Malheureusement pour les Québécois, son discours cache une tout autre réalité, celle de la promotion de la désobéissance civile, du non-respect des décisions de la Cour, du saccage du bien publique et des biens privés et l’appel à la Révolution.

Dans une conjoncture normale, avec un taux de satisfaction envers le gouvernement d’environ 50%, la population aurait rejeté son discours et aurait été beaucoup plus critique à son endroit. Les médias ne se seraient même pas attardés à l’écouter et l’auraient vu tel qu’il est : un agitateur publique qui sème le trouble, le justifie et le promeut. En somme il serait resté dans l’ombre de lui-même et de sa Révolution.

Si les médias avaient plutôt fait leur travail de recherche, analysé son agenda politique afin de mieux comprendre ses intentions politiques réelles, ils n’auraient pas fait de lui le symbole de l’insatisfaction de la population québécoise face à ce gouvernement. Le gouvernement est donc devenu une proie facile.

 

L’agenda politique de Gabriel

 Pourtant, la hausse des frais de scolarité n’est qu’un prétexte pour faire une révolution sociale. Si la population savait qu’il ne respecte pas la loi, nos droits, qu’il se fout des décisions juridiques et qu’il est le grand responsable de toute cette violence, on le verrait sous un tout autre angle.

 Gabriel Nadeau-Dubois a profité de la conjoncture politique pour attirer l’attention des journalistes et de la population. Tous sont tous tombés dans le piège. Il est devenu le symbole de l’Opposition en chambre en ayant la sympathie du Parti Québécois et de Québec Solidaire. Le pire dans tout ça, c’est qu’il a bien mis en place son projet de révolution qui n’a rien de comparable à la Révolution tranquille. Est-ce normal de lancer des briques sur les voies du métro, de bloquer des ponts en coupant l’accès au travail de nos honnêtes citoyens, de peinturer en rouge des édifices publics et commémoratifs? Est-ce devenu la norme au Québec d’avoir recours à la violence et à la désobéissance civile pour s’exprimer? Il a fait de cette province le lieu d’une folie sociale.

Dans ce contexte social, il est normal qu’une femme aussi calme et posée que Madame Beauchamp n’ait jamais voulu négocier avec cet agitateur public. Imaginez les coûts sociaux et économiques que ce jeune homme a causés. Imaginez deux secondes à quel point il nous a menti. Du début à aujourd’hui, Gabriel Nadeau-Dubois pointe le doigt sur la ministre en l’accusant de ne pas faire son travail. Et ton travail Gabriel, fais-tu ton travail? Tu devrais représenter tous les étudiants, mais tu ne parles qu’au nom de ceux qui sortent dans les rues, qui bloquent l’accès aux salles de cours et tout ça, en te disant le grand détenteur de la vérité absolue.

 Gabriel, la population va bientôt comprendre que l’on n’aurait jamais dû t’accorder de l’importance, que sans la conjoncture politique personne ne te connaitrait. Le phénomène Nadeau-Dubois n’est que le résultat de l’insatisfaction de la population, car sans elle jamais ce message de violence n’aurait été toléré.

 J’aimerais dédier cet article aux étudiants de sciences politiques de l’Université de Montréal en espérant que vous changerez votre opinion de ce malheureux événement social.

 

Voici le lien du discours de Gabriel Nadeau-Dubois :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=WT29pZBO4sc

La grève du bon sens

 

 Nous avons atteint un point de rupture. Alors que le gouvernement est supposé entamer les discussions avec les associations étudiantes, tant réclâmées par nos élites gauchistes; la mauvaise foi règne par les bris répétitifs de la trêve mise en place pour favoriser la discussion. En effet, il semble que des éléments de la CLASSE ne sont même pas capables de se retenir de faire de la casse pendant 48 heures, mais ils voudraient qu’on les prennent au sérieux et qu’on les inclue dans les discussions. Pis encore, les représentants de la CLASSE aux négotiations n’étaient jamais venus pour négocier, mais pour exiger. Exiger quoi? La gratuité, rien de moins. Est-ce ça qu’ils appellent négocier de bonne foi?

Cet après-midi, la ministre Line Beauchamp nous a informé dans un point de presse de sa décision d’exclure la CLASSE des discussions. Comment pourrait-elle en effet négocier avec des gens qui ne sont pas capables de respecter un trêve de 48 heures, de condamner les actes de vandalisme commis durant des manifestations annoncées sur leur site web et qui en plus n’étaient pas là pour négocier de tout façon? Aussitôt que la ministre eut terminé son point de presse, nous avons appris que la FEUQ et la FECQ ont rompu les négotiations. Grave erreur. Peut-être l’ont-ils oublié, mais le gouvernement a la loi et la majorité de la population derrière lui.

Drôle de démocratie!

Ils se voient héroîquement tenir tête au gouvernement comme cet étudiant de la place Tien'anmen tenant tête aux tanks chinois. Ils devraient se souvenir que les étudiants de Tien'anmen luttaient contre un gouvernement établi par une des idoles des membres de la CLASSE et que les manifestations de la Place Tien'anmen s'est terminée par un bain de sang.

Les étudiants essaient de faire croire à une volonté démocratique légitime pour camper leur positions et même justifier faire du grabuge.  Ils ont une délusion romantique d’être les moteurs d’un printemps québécois. Ils se voient héroîquement tenir tête au gouvernement comme cet étudiant de la place Tien’anmen tenant tête aux tanks chinois. Ils devraient se souvenir que les étudiants de Tien’anmen luttaient contre un gouvernement établi par une des idoles des membres de la CLASSE et que les manifestations de la Place Tien’anmen s’est terminée par un bain de sang. Apparemment, les régimes que certains membres de la CLASSE aimeraient voir régner ici avaient beaucoup moins de tolérance que notre gouvernement actuel.

Ils oublient aussi que la majorité des étudiants ne sont pas en grève, mais même s’ils l’étaient, le gouvernement serait-il obligé de les écouter? Laissez-moi vous soumettre une autre question. Si la majorité des musulmans au Québec votaient pour instituer des tribunaux de la Charia, devrions-nous accéder à leur demande? Est-ce que ça leur donnerait le droit de tout casser si nous refusions de les écouter? Différente situation me dites-vous? Vraiment? Depuis quand la majorité de la population devrait subir les frasques d’une infime minorité? (200 000 sur 8 millions ne fait pas le poids) Sans compter que la démocratie présuppose un respect de l’ordre, des institutions et de la propriété. Elle est supposée être une antithèse de l’anarchie et de la loi de la jungle. La démocratie, telle que tentent de nous faire avaler les boycotteurs étudiants n’est pas de la démocratie.

Pour justifier leurs méfaits, la CLASSE cite des noms comme Rosa Parks, Ghandi et Martin Luther King, disant qu’eux aussi font de la désobéissance civile. Peut-être, mais je me souviens aussi distinctement qu’aucun des ces personnages ne cautionnait la violence et le vandalisme. Ils auraient certainement dénoncé les actes de vandalisme dont nous avons maintes fois été témoins ici à Montréal en particulier.

Le monde à l’envers

Comme si tout ça n’était pas déjà assez loufoque, des professeurs et directeurs de trois écoles secondaire ont permis aux étudiants de voter trois jours de boycott de leurs cours et appuyé leur décision! Mesdames et messieurs, c’est officiel. Ce sont maintenant les fous qui dirigent l’asile et les commissions scolaire et les directions d’écoles leur ont donné carte blanche! Si j’étais porté aux théories du complot, je pourrais facilement imaginer les syndicats tirant les ficelles, mais je préfère m’abstenir. À quand les boycotts de marmots à la garderie? Est-ce que ma fille de 4 ans va se retrouver à faire du piquetage bientôt?

Je crois que la comédie a assez duré et que la population en général a dépassé son niveau de tolérance pour ce genre de conneries. Il est temps que des mesures concrètes soient prises pour forcer la réouverture de tous les cégeps et universités et que des sanctions soient distribués aux directeurs d’institution et professeurs récalcitrant. Le gouvernement ne peut certainement pas forcer les étudiants à retourner en classe, mais il peut certainement forcer les institutions et les professeurs à faire ce pourquoi ils sont payés. Les étudiants qui s’obstineront à continuer de boycotter leurs cours couleront tout simplement leur session. Il y a quand même des limites.

 

Bénévoles autrement, le volontariat 2.0

 
 
L’arrivée assez récente des nouvelles technologies dans le monde des œuvres humanitaires bouscule les traditions communautaires des organismes et les aide à la fois. Chaque jour fait apparaître une nouvelle application qui révolutionne la relation qu’entretient l’organisme à buts non lucratifs et la population qu’elle dessert, la dynamique de collaboration entre les administrateurs et leurs pairs, de même que tout le processus de financement.
 
 Autrefois, le bénévolat se résumait à affecter à des tâches administratives ou promotionnelles plutôt «manuelles» des âmes charitables prêtes à faire don de leur temps, de leurs aptitudes et de leur expérience. La palette des postes bénévoles est demeurée pendant des lustres limitée aux couleurs primaires.
 
Puis, vlan! Le micro-ordinateur et l’Internet débarquent au local. Encore sous le choc et noyés dans une mer agitée de mises à jour incessantes, les administrateurs d’OSBL et leurs gestionnaires peinent à planifier et à mettre en œuvre la migration des bénévoles vers ces nouveaux outils sensés faire atteindre des vitesses vertigineuses à la gestion interne, à la promotion, au recrutement, au financement, aux communications et à la concertation.
 
Voici quelques suggestions d’applications concrètes :
 
  • Gérer le secrétariat, l’agenda, le classement et les bases de données via le nuage Google. Des bénévoles peuvent contribuer à entrer des données, corriger des données, effectuer tout le secrétariat au local ou à distance…
  • Bloguer. Des bénévoles s’affairent à démontrer que l’organisme est en vie et combien il contribue à l’essor de la communauté. Les tâches varient de modération de blogue à auteur de billets, en passant par la photographie, l’infographie et la correction.
  • Promouvoir. Rien de plus amusant pour les bénévoles que de cliquer sur «J’aime» lorsqu’ils rencontrent sur Facebook une publication de votre blogue. Cette fonction, ainsi que «partager», propagent le message de l’organisme en plus de lui conférer une note d’approbation populaire. Ça vaut plus que l’archaïque dépliant! Il existe aussi Google+, Tumblr, etc.
  • Automédiatiser! Des bénévoles outillés de caméras captent des vidéos faisant valoir les œuvres de l’organisme. D’autres font briller leurs talents d’éditeurs. Le tout se retrouve sur YouTube, DailyMotion ou Blogtv.com… Faites-vous voir!
  • Devenir des stars! Des âmes charitables figurent bénévolement dans vos vidéos afin de démontrer les activités de l’organisme. Certains animent, narrent, jouent des personnages… L’objectif est de démontrer la vie, l’accomplissement, le message.
  • Représenter. Une délégation d’ambassadeurs bénévoles peuvent accompagner le DG de l’OSBL aux différents meet-ups : Focus20, SWAFF, TweetUp de Québec, Yulbiz, Twestival et une multitude de 5 à 7 où l’on rencontre les humains derrière les avatars web 2.0. On conclut des ententes, on y trouve des collaborateurs, on y déniche des occasions et on se place royalement sur la mappe!
 
Ce ne sont ici que quelques exemples. La liste pourrait toutefois s’allonger à mesure que l’organisme s’aventure sur ces nouveaux horizons.
 
La semaine de l’action bénévole vient tout juste de se terminer mais l’implication est à l’année longue. Profitez de ces idées qui motiveront les troupes tout en propulsant votre message!

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