coq de st victor

La leçon du coq de St-Victor

Par Philippe David

Je dois vous faire une confession. Depuis que jeune enfant, j’ai vu mon premier film d’animation de Disney, je suis tombé amoureux de cet art. Cependant, ça fait un peu bizarre de voir un homme adulte aller voir seul un film d’animation au cinéma.  C’est pourquoi être parent a ses avantages. Avec ma fille, j’ai pu voir des centaines de ces films sans trop me sentir coupable.

Les producteurs d’animations savent bien cela et c’est pourquoi nous trouvons dans ces films de nombreux messages s’adressant autant aux adultes qu’aux enfants. Je ne m’attarde pas généralement à faire de la critique de films, mais j’ai eu la chance récemment de voir un film qui me valait la peine de commenter et de surcroit, c’est une production québécoise.

Depuis 7 ans, les habitants du petit village de St-Victor se font réveiller tous les matins à 4h par le coq du maire. Tant qu’à être réveillés, les villageois se lèvent et se mettent à l’ouvrage. Le village est prospère et fait l’envie du village voisin de St-Benoit. Mais les habitants de St-Victor sont agacés d’être toujours réveillés si tôt le matin. Le maire, lui, attribue la prospérité de son village à son coq et lui érige une statue dans la place du village. C’en est trop et les citoyens font part au maire et au coq de leur déplaisir. Le coq sombre dans une dépression qui l’afflige d’insomnie qui lui fait réveiller les villageois à toute heure de la nuit. Le vase déborde et les villageois réunissent le conseil municipal, réclamant de passer le pauvre coq à la casserole.

C’est alors qu’intervient le maire du village de St-Benoit, qui propose de débarrasser St-Victor de leur coq en échange de son âne « porte-bonheur ».  Les St-Victoriens, charmés par l’idée d’enfin pouvoir faire la grasse matinée, acceptent d’emblée.

Pendant quelques jours, ils firent effectivement la grasse matinée, et tant qu’à perdre leur matinées, choisissent aussi de s’adonner à tous les loisirs dont ils ne profitaient pas auparavant. Cependant, ça n’a pas pris très longtemps aux villageois à réaliser que plus rien ne se faisait à St-Victor. Des trous dans la chaussée ne sont plus réparés. Le blé n’est plus récolté dans le champ et les tomates pourrissent sur leurs vignes. Le moulin ne produit plus de farine et la boulangère n’a plus que du pain sec sur ses étagères que le menuisier tarde à finir d’installer. L’épicier local aussi n’a plus rien à vendre et lorsqu’il se blesse, le médecin du village est parti à la pêche. Comble de malheur, le boulanger de St-Benoit s’amène avec sa charrette et commence à vendre du pain et des brioches aux St-Victoriens, au grand désespoir de la boulangère.  Quelques villageois ont tenté de se remettre au travail, mais sans coq pour les réveiller, le blé, la farine et le pain étaient toujours trop tard pour faire concurrence au boulanger de St-Benoit, toujours présent sur la place du village à 5h le matin pour vendre son pain. C’est alors que les St-Victoriens ont réalisé que de sauter du coq à l’âne n’était pas une si bonne idée.

Une poignée d’entre eux ont donc tenté de récupérer le coq à St-Benoit, mais il était si bien traité à St-Benoit, qu’il n’était pas très enclin à vouloir retourner à St-Victor. L’histoire se termine bien toutefois alors que le maire de St-Benoit fait don à St-Victor du fils du coq original.

Qu’est-ce que cette histoire a de si spéciale? Bien, on voit rarement des films sortir qui exaltent des valeurs comme l’ardeur au travail et l’assiduité, encore moins dans un dessin animé. Le coq de St-Victor offre à travers une petite histoire rigolotte, une bonne leçon d’économie.  Toutes mes félicitations au réalisateur Pierre Gréco et son équipe.

manif pompiers

Liberté 46

Par Philippe David

Comment aimeriez-vous prendre votre retraite aussi jeune que 46 ans avec presque $1 million  en capital accumulé après avoir gagné un salaire de $71 000 par an pendant 25 ans de carrière?

Que faut-il faire? Être entrepreneur? Être patron d’entreprise? Professionnel de l’informatique? Bonne chance! Pour pouvoir faire ça dans le secteur privé, il vous faudrait mettre de côté 40% de vos revenus dans vos REER à partir de l’âge de 21 ans et dans la réalité, vous n’avez droit qu’à 18%.

Non. Vous ne pouvez avoir ce genre de retraite pratiquement nulle part dans le secteur privé, mais vous pourriez l’avoir dans le secteur public, plus précisément en travaillant comme… Pompier. Et en bonus, vous n’aurez qu’à contribuer que 6% de votre salaire à votre fond de retraite au lieu de 40%. Vos voisins, qui peineront à travailler probablement jusqu’à 65 ans et finiront probablement à peine au-dessus du seuil de pauvreté pour leurs vieux jours, paieront le reste.

Ce n’est pas que je ne crois pas que les pompiers méritent d’être bien traités. Leur travail est difficile et même quelques fois héroïque, mais tout leur salaire et bénéfices sociaux provient d’un processus d’extorsion qui débute avec l’usage de la force de l’état pour prélever les impôts et taxes et qui généralement fini par une prise en otage de la population par les syndicats. La preuve de cette extorsion, nous en avons été témoins il y a quelques jours par la réaction des pompiers quand on a voulu leur faire contribuer un peu plus à leur plan de retraite. « Touche pas à mes nananes! » Qu’ils fassent un boulot dangereux ne les excuse pas.  Que leurs « nananes » acculent les villes au bord de la faillite, leur  importe peu. Que leurs concitoyens soient taxés à l’os pour payer leur retraite non-plus.

J’en ai vu blâmer ce genre de comportement sur un individualisme sauvage. Mais ça n’a rien à voir avec l’individualisme.  Le syndicalisme et le socialisme qui ont donné ces avantages aux pompiers représentent tout sauf l’individualisme. Ils sont au contraire tous pour un collectivisme qui opposent les groupes un contre les autres et qui se disputent jalousement le butin que représente le trésor public. Et au diable les autres. Il n’y a en effet rien de plus égoïste qu’un socialiste qui se bat pour son bonbon.  Gare à celui qui se mettra en travers de son chemin.

Dans le secteur privé, même les syndicalistes les plus radicaux doivent se plier à l’exigence de la rentabilité de l’entreprise lorsqu’ils font des revendications. Dans le secteur public, on se fout littéralement de la capacité de payer du contribuable. Si on ne peut pas le payer aujourd’hui, on le pellete en avant sur la dette et nos arrières-petits enfants le paieront! Pas de problème! Nous le méritons bien! Que nos descendants n’aient plus d’argent pour résoudre leurs propres problèmes importe peu, n’est-ce pas?

Voyez-vous, quand vous voyez les syndicalistes scander « so, so, so… », ils parlent de solidarité pour eux. Ils se fichent bien de vous.

 

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