Jouer sur les mots

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Il serait peut-être temps que les grands médias acceptent ce que les juges ont déjà confirmé et utilisent la terminologie appropriée. Les associations étudiantes ne sont pas des syndicats. Elles sont régies comme des corporations.

Les étudiants ne sont pas des travailleurs syndiqués, ils sont des clients des institutions d’enseignement. Ils paient pour le privilège d’un enseignement supérieur et un diplôme qui sera  le gage d’une rémunération supérieure dans un pas si lointain futur.

De refuser un service pour lequel on paye, n’est pas une grève. Une grève est un moyen de pression utilisé par un groupe de travailleurs sur leur employeur. Les règles qui régissent une grève, que les étudiants tentent d’utiliser pour forcer un boycott non volontaire par l’ensemble des étudiants selon une règle de majorité, ne s’appliquent pas à eux. Le code du travail ne peut que s’appliquer à des travailleurs, des syndicats et des employeurs, pas à des étudiants, leurs associations et les institutions d’enseignement.

Donc, j’ai de la difficulté à comprendre pourquoi les médias ont un si gros problème à appeler un chat, un chat et un boycott, un boycott, si ce n’est justement à cause du biais manifestement pro-syndical d’une majorité de journalistes.

Philippe David

Technicien en informatique et Éditeur de Contrepoids à temps perdu, il a souvent été décrit comme une encyclopédie ambulante par son entourage. Grand défenseur le la liberté sous toutes ses formes et particulièrement de la liberté d'expression.

2 thoughts on “Jouer sur les mots

  • 27 mai 2012 at 19 h 55 min
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    On dit « grève étudiante » depuis la grève étudiante de 1225 de Paris.
    Ceci est bien antérieure au code du travail…
    Il serait temps que les juges acceptent la terminologie appropriée…

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    • 28 mai 2012 at 12 h 00 min
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      La loi est plutôt précise à ce niveau. Les étudiants ne sont pas des travailleurs et les cégeps et universités ne sont pas leur employeur. Il n’existe aucune base légale qui donne droit aux associations étudiantes, même par un vote démocratique, de restreindre l’accès aux cégeps et universités à tous les étudiants qui décident poursuivre leurs cours. Libre à ceux qui veulent boycotter leurs cours de le faire, mais qu’ils bloquent l’accès à ceux qui désirent suivre leurs cours est une atteinte aux droits de ces étudiants. C’est pourquoi la Cour Supérieure a accordé ces injonctions.

      La démocratie consiste à élire des représentants pour gouverner ou pour gérer une organisation. Elle ne peut pas légitimement servir à brimer les droits de quiconque sinon un lynchage ou un viol collectif (gang rape) deviendraient des actes démocratiques.

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