Ce qui cloche avec l’immigration

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Par Philippe David

L’immigration fait beaucoup les nouvelles dernièrement. Une bataille rage autant en Europe qu’en Amérique entre ceux qui voudraient des frontières ouvertes et ceux qui voudraient ralentir le flot des immigrants illégaux et il y a beaucoup de démagogie de part et d’autre.

Ces pauvres enfants…

On a fait grand cas cette semaine de ces pauvres enfants mexicains, arrachés de leurs parents et supposément mis en cage comme des animaux. Ironiquement cependant, les images qu’on nous montre d’enfants en cage datent de 2014 alors que saint-Barack était aux commandes. Où était l’indignation à se moment là? Les lois qui sont présentement appliquées aux États-Unis envers l’immigration illégale sont en place depuis 1996, signées par Bill Clinton et appliquées par lui et tous ses successeurs depuis. La loi avait un soutien bi-partisan et donc des représentants et des sénateurs des deux partis ont voté pour. La seule chose dont on pourrait accuser Trump, c’est de les appliquer avec un peu plus de zèle, mais c’est justement une des choses pour lesquelles il a été élu. La gauche américaine est bien mal venue de s’en plaindre maintenant alors que précédemment, deux Présidents démocrates avaient appliqué les mêmes lois, à preuve ces photos datant de 2014. Mais de toute manière, cette séparation des enfants de leurs parents est ce qui arrive à tous les enfants de ceux qui enfreignent la loi, pas seulement ceux qui choisissent de traverser une ligne imaginaire contre la volonté de l’État. Et les parents dans tout ça? N’ont-ils aucune responsabilité d’entraîner leurs enfants dans cette aventure, connaissant les risques?

Time fake cover

Je dis ça non pas pour absoudre Donald Trump de responsabilité, mais pour souligner l’hypocrisie et l’indignation à géométrie variable de ses détracteurs et des médias qui ne s’arrêteront vraiment à rien pour tenter de le discréditer. Ce n’est pas parce que j’aime Donald Trump ou ses politiques, mais cette obsession qu’ils ont envers lui est carrément maladive. Je jurerais que certains d’entre eux doivent se lever en pleine nuit juste pour le haïr un peu plus. Revenez-en, bon sang! Trump n’est pas pire qu’un autre. Il n’est qu’un symptôme de notre maladie mentale collective et particulièrement le résultat de la politique identitaire de la gauche.

Mais le pire est que le scandale n’en est pas vraiment un. Ces images d’enfants en cage ne proviennent pas des installations où ces enfants demeurent en permanence, mais plutôt celles où on les garde le temps de les enregistrer. Voici une vidéo qui montre le genre d’installations où ces enfants sont sont envoyés après leur enregistrement. Très loin d’être des conditions inhumaines malgré les larmes de crocodile de Rachel Maddow.

Suicide par migration

Si ce n’était que de moi, les frontières n’existeraient pas et tout le monde serait libre d’aller où il veut et transiger avec qui il veut, mais voilà, ce n’est pas le monde dans lequel nous vivons. Nous vivons dans un monde basé sur la prémisse que nous ne sommes pas assez sages pour nous gouverner nous-mêmes, mais que certains sont supposément capables de gouverner les actions de millions de leurs semblables par la force et on s’imagine que ce droit de dominer et imposer sa volonté aux autres se gagne légitimement par concours de popularité. Aussi longtemps que notre société sera fondée sur cette prémisse, nous vivrons dans un monde où la violence et l’arbitraire priment et des enfants seront séparés de leurs parents qui seront criminalisés pour avoir traversé la mauvaise ligne imaginaire sans permission.

Tant qu’il y aura des états, aussi minimes soient-ils, il y aura des frontières et ces états auront pour fonction de les défendre. On ne peut y échapper. Ça, c’est la réalité. C’est une réalité qui est voulue par tous sauf une infime minorité parce qu’on nous a enseigné depuis notre plus jeune âge que malgré l’absurdité de l’idée que nous ne pouvons nous gouverner nous-mêmes, mais que certains peuvent gouverner des millions et alors que l’Histoire démontre, à travers tous les abus de pouvoir meurtriers qu’elle a vus, que c’est carrément faux; ça ne peut pas possiblement fonctionner autrement. On nous a convaincus au-delà de tout doute que pour être protégés des criminels sans scrupules, nous devons nous soumettre à d’autres criminels sans scrupules. Parce que, voyez-vous, le pouvoir n’attire pas les saints, il attire les sociopathes et donc, les pires d’entre-nous se retrouveront toujours au sommet d’une hiérarchie de pouvoir. C’est pour cette raison que je m’amuse souvent à dire que nous vivons dans une inaptocratie. Ça durera tant que nous nous laisseront dominés par ce type de hiérarchie et que nous n’oseront pas rêver à un autre paradigme.

Pendant ce temps, ces sociopathes créent des crises humanitaires à coup de bombes, forçant d’immenses déplacements démographiques qui n’auraient jamais eu lieu autrement. Utilisant ces crises humanitaires ensuite pour semer le chaos en important des masses de gens dont la culture est radicalement différente de celle de leur propre société.  En petite quantité et avec un peu de temps, les gens s’adaptent à un nouvel environnement et la migration est bénéfique pour toutes les personnes concernées, mais lorsque des quantités massives de gens de cultures différentes se retrouvent projetées involontairement ensemble par des circonstances hors de leur contrôle, il n’en résulte généralement que des conflits. C’est ce qui se passe en Europe actuellement et c’est aussi ce qui attend les Amériques si les tendances se maintiennent. Si on avait voulu détruire volontairement la civilisation occidentale, on aurait probablement pas pu trouver mieux que ce qui se trame actuellement. D’un côté, corrompre la culture occidentale en une orgie de culpabilisation et de haine de soi, puis violemment introduire des éléments d’une culture forte et diamétralement opposée. D’ouvrir grand les portes à ce genre de migration n’est pas bénéfique à la société d’accueil, c’est un suicide auquel les idéaux occidentaux de liberté (incluant la liberté d’expression et de conscience) et d’égalité devant la loi ne survivront pas.

Si on se souciait des enfants…

On cesserait de faire pleuvoir des bombes et on cesserait d’endetter les générations futures…

 

Philippe David

Technicien en informatique et Éditeur de Contrepoids à temps perdu, il a souvent été décrit comme une encyclopédie ambulante par son entourage. Grand défenseur le la liberté sous toutes ses formes et particulièrement de la liberté d'expression.

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