Le véritable problème avec le multiculturalisme

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Par Philippe David

Je reviens sur le concept du multiculturalisme aujourd’hui parce que je réalise que les 1200 mots de mon dernier texte sur le sujet ne suffisent pas. Je sais que certains vont me croire raciste et xénophobe de vouloir en discuter et de défier cette notion que toute immigration est un bien net en toute circonstance. En tant que volontariste et libéral classique, je suis en principe pour une immigration libre et des frontières ouvertes et dans les faits, c’est largement ce qui existait au Canada pendant la plus grande partie de notre histoire et j’oserais même dire que ça nous a très bien servi pendant tout ce temps.

Depuis la fondation de Québec en 1608, le Canada a a accueilli des nouveaux arrivants du monde entier par vagues successives. Contrairement à ce que croit Justin Trudeau cependant, ce n’est pas exactement de bon gré que les Premières Nations ont «accueilli» les colons français et anglais en Amérique du Nord. Il est aussi hautement discutable de dire, comme le fait M. Trudeau, que cette vague de colonisation a été d’un grand bénéfice aux autochtones à moins d’avoir un sens de l’humour noir. C’est d’ailleurs un point que je vous demande de garder en tête pour la conclusion de ce texte.

Immigration et intégration

Depuis la colonisation et la conquête britannique, nous avons effectivement connu de nombreuses vagues d’immigration. Les juifs, les irlandais, les écossais, les italiens, les grecs, les allemands, les ukrainiens, les chinois, les vietnamiens, les japonais, les indiens et j’en passe! Ils sont tous successivement arrivés se sont retroussé les manches en mettant le cœur à l’ouvrage de défricher cette terre sauvage et ont fait du Canada un pays largement libre où il fait bon vivre.  Tous ces gens se sont merveilleusement intégrés et ont contribué de leur façon à la culture canadienne et québécoise parce que oui, contrairement à ce que le prétend M. Trudeau, il existe une riche culture unique au Canada et au Québec qui est issue de l’amalgamation de plusieurs cultures différentes, réunies autour des valeurs communes du libéralisme et de l’état de droit. Ces valeurs d’égalité devant la loi et de liberté sont au cœur de notre identité. Arrive maintenant cette notion absurde que toutes les cultures s’équivalent et méritent toutes d’être préservées intégralement dans le pays d’accueil qu’est le multiculturalisme.

La donne a changé

Alors qu’auparavant les immigrants n’attendaient aucun soutien pour s’établir et prospérer et s’adapter, de nos jours, ils s’attendent à avoir pratiquement tout tout cuit dans le bec. On évacue les militaires de leurs baraques pour les loger (quand ce n’est pas dans des hôtels). On leur donne une allocation généreuse (comparativement au niveau de vie de leur pays d’origine et même de certains des moins nantis de la société d’accueil). On mobilise maintes ressources pour qu’ils s’adaptent à notre société et grand nombre le font, mais il y en a aussi beaucoup qui ne le font pas et refusent carrément de le faire. Pourquoi? Parce que cette doctrine que suit nos gouvernements leur affirme que leur culture vaut autant que la nôtre et que donc, à quoi sert-il de s’intégrer? Sans compter du fait que certains politiciens, par pur électoralisme crasse, se fendent en quatre pour accommoder toutes leurs exigences. Tout ça en utilisant l’argent qu’ils ont pillé à ceux qui ont vécu ici toute leur vie. Peut-on imaginer un scénario plus moralement abject? On a beau être culpabilisés par notre passé colonialiste, mais ceux qui vivent ici maintenant ne sont pas responsables de ce passé.

Un échec cuisant

On n’a qu’à regarder du côté de l’Europe, laboratoire par excellence de cette expérience sociale de savant fou, pour constater à quel point c’est un non-sens. Le multiculturalisme a mené à une forte ghettoïsation des immigrants qui persistent à y vivre selon leur culture d’origine. Grand nombre d’entre eux ne travaillent pas, satisfaits de vivre aux frais du contribuable à un niveau de vie nettement supérieur à celui de leur pays d’origine. Si par hasard ils ne sont pas satisfaits de ce qu’on leur donne, ils descendent dans la rue et font des émeutes et brûlent ou saccagent tout sur leur passage. Ils se regroupent dans une ville quelconque et forment de gangs qui intimident les résidents locaux pour les inciter à quitter les lieux. Les actes criminels se multiplient de façon à rendre l’endroit invivable aux natifs, au point que même les forces de l’ordre n’osent plus y pénétrer et puis ils prennent le contrôle politique de l’endroit et y instituent leur propres lois pendant que l’Occident tout entier s’enfouit profondément la tête dans le sable. C’est ce qui se passe un peu partout en Europe, au Royaume-Uni, en France, en Suède, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie et en Espagne. L’évidence est partout sur les réseaux sociaux. Il faut carrément être aveugle pour ne pas le voir. Quand des immigrant viennent pour imposer leur loi à la population locale, ce n’est plus de l’immigration, c’est de la colonisation. Ils ne visent pas à s’intégrer à la culture locale, ils visent à la supplanter et puisque nos élites croient qu’une culture en vaut bien une autre, qu’importe si la nôtre est remplacée (surtout qu’ils prétendent que nous n’en avons aucune)? Est-ce que ce genre «d’immigration» est bénéfique à la société d’accueil? Demandez-le donc aux amérindiens? Allons-nous, par une culpabilité déplacée des agissements de nos ancêtres nous laisser coloniser et subir le même sort que les Premières Nations? Décimés et relégués à la marginalité?

Le monstre de Frankenstein

Le multiculturalisme est un monstre de notre propre création. En laissant nos gouvernements créer des réfugiés par centaines de milliers en bombardant leurs pays, puis en les recueillant et en offrant des incitatifs tordus aux immigrants, qu’ils suivent ou non les règles établies pour entrer au pays. Sans tout cela, est-ce qu’il y aurait des centaines de milliers de ces immigrants qui frapperaient à notre porte et exigeraient qu’on les prenne en charge et les fasse vivre en pillant les contribuables? J’en doute. Chercheraient-ils à nous coloniser si nos politiciens ne se fendaient pas en quatre pour satisfaire leur moindres exigences? Si on ne leur disait pas qu’ils peuvent venir ici et continuer de vivre comme s’ils étaient dans leur pays d’origine parce que de toute façon, nous n’avons pas de culture propre, alors qu’importe s’ils nous supplantent. Après tout, les torts de nos ancêtres réels ou imaginaires, sont tels que nous avons bien mérité de nous faire supplanter, non? Nous allons juste faire un seppuku culturel et leur céder la place? C’est vraiment ça que vous voulez?

La solution ne se situe pas tant dans la réduction des quotas d’immigration que dans la réduction du gouvernement. Sans cette doctrine du multiculturalisme, il n’y avait pas de problème. Les immigrants qui venaient ici venaient dans l’espoir d’une vie meilleure qu’ils se construiraient eux-même sans dépendre des autres. Ils venaient aussi parce qu’ils prisaient nos valeurs et voulaient les adopter plutôt que de les mépriser. Tuer le monstre n’implique pas nécessairement d’empêcher ceux qui rêvent d’une vie meilleure de venir la trouver ici, mais plutôt de leurs offrir les bons incitatifs pour le faire. Nous devons nous débarrasser des mauvaises politiques qui à la fois créent des réfugiés et qui favorisent une immigration nocive. Après cela, amenez-en des immigrants!

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