Élections américaines: un match nul

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Par Philippe David

Finalement, la fameuse «vague bleue» tant attendue par les démocrates et leurs sympathisants ne s’est pas concrétisée malgré tous ces plaidoyers de célébrités suppliant les gens d’aller voter (Démocrate, bien sûr) . Le Parti Démocrate a fait des gains, mais pas suffisamment pour que Donald Trump change de stratégie. Du moins, je ne crois pas. Voici donc ma petite analyse que j’essaierai de rendre aussi neutre que possible.

Match nul législatif

Dans la branche législative, je considère que c’est un match nul. Le Parti Démocrate a gagné le contrôle de la Chambre des Représentants en gagnant 27 sièges de plus, mais le Parti Républicain a consolidé sa majorité au Sénat. Donc sur le plan législatif, ça forcera les deux partis à coopérer s’ils veulent accomplir quoique ce soit. Aucun des deux ne peut passer de lois sans l’autre. C’est probablement une bonne chose parce le climat politique s’envenimait assez gravement et si les deux côtés doivent faire des compromis, peut-être qu’ils devront se calmer le pompon un peu. Peut-être qu’on pourra laisser tomber l’hyperbole un peu. À ce que je sache, il n’y avait pas de caravanes de migrants qui voulait tenter de forcer les frontières de l’Allemagne dans les années 30. C’était plutôt le contraire. Si les États-Unis étaient vraiment sous un régime fasciste, croyez-vous que les gens se battraient pour y entrer pour subir «l’enfer» que les Démocrates et leurs suppôts des médias tentent de vous convaincre que les État-Unis sont devenus depuis l’élection de Trump?

Trump encore en selle

Malgré tout, Trump est encore solidement en selle dans l’aile exécutive et judiciaire du gouvernement. Le fait que les Républicains contrôlent le Sénat assure que les nominations exécutives et judiciaires que Trump voudra faire passeront, même si les Démocrates veulent s’y opposer.  La Cour Suprême est présentement sous contrôle Républicain avec 6 juges contre 2. Et bien sûr, Trump a encore son véto présidentiel.  Les Démocrates tiennent les cordons de la bourse, mais Trump contrôle le reste. Il y a un vieux proverbe chinois qui dit «Puissiez-vous vivre dans une époque intéressante». On peut certainement dire que c’est le cas aujourd’hui.

«L’élection la plus importante de votre vie»

C’est ce que les Démocrates tentaient de vendre aux public américain pour tenter de les inciter à voter, tout en leur disant que Trump est littéralement Hitler et qu’il faut absolument l’arrêter. Message que nos médias québécois se faisaient une joie de répéter comme autant de perroquets. Oui, Trump est un rustre, sans classe, sans filtre qui dit n’importe quoi et qui ment! (Ooooooh! un politicien qui ment! Du jamais vu ça!) Certains en font une maladie! Pour vrai! Ils en sont physiquement malades. Vous savez quoi? Si l’idée que la mauvaise personne détienne autant de pouvoir que ça vous rend physiquement malade, vous devriez peut-être songer à ce que vous pourriez faire pour réduire ce pouvoir au minimum. Peut-être que Trump ne serait pas si dangereux à vos yeux si les Démocrates ne s’étaient pas fait une joie d’attribuer des pouvoirs à Obama ou les Républicains à Bush. Ce sont ses pouvoirs qui permettent maintenant à Trump d’assassiner des gens avec des drones et de demander au FBI et la NSA de vous espionner. (Justin Trudeau aussi peut vous écouter, si ça lui chante.) Les gouvernements ont trop de pouvoirs et c’est ce qui peut potentiellement rendre leurs leaders dangereux. Ce n’est pas tant le leader lui-même qui est dangereux, mais ceux qui consentent à suivre leurs ordres sans trop poser de questions. Pour ça, il n’y a qu’une seule vraie solution, c’est d’arrêter de leur donner tant de pouvoir.

Philippe David

Technicien en informatique et Éditeur de Contrepoids à temps perdu, il a souvent été décrit comme une encyclopédie ambulante par son entourage. Grand défenseur le la liberté sous toutes ses formes et particulièrement de la liberté d'expression.

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