Avant de signer le Pacte, lisez ceci…

Publicité

Par Philippe David

Je reviens à ce fameux pacte dont je parlais dans mon dernier texte. En particulier, la déclaration de Dominique Champagne comme quoi il y a «urgence climatique». À sa décharge, il n’est pas le seul à faire ce genre de déclaration émotionnelle pour vous amener à soutenir «la cause». Nombreuses sont les personnalités politiques, artistiques et même une minorité très vocale de scientifiques qui vous diront que nous courons à la catastrophe à l’échelle planétaire et que nous n’avons que quelques années pour agir. Comme je l’ai déjà mentionné, ça fait depuis le milieu des années 1980 qu’on nous chante le même refrain et avant ça ils craignaient au contraire que nous subissions une nouvelle ère glaciaire.

Ils font différents types d’appels à l’émotion et multiplient les déclarations-choc comme «Nous détruisons la planète. Il n’y a pas de planète B» ou «Nous approchons du point de non-retour». On évoquera des scénarios de fin du monde. On vous dira de penser à l’avenir de nos enfants qui en subiront les conséquences (étrangement, on se soucie peu le l’impact de l’endettement chronique des gouvernements et de l’appauvrissement général, causé par les solutions qu’on propose, aura sur ces mêmes enfants). On évoquera des extinctions de masse et peut-être même celle de la race humaine. On blâmera chaque catastrophe naturelle et chaque canicule et même les vagues de froid et les neiges précoces (Oui, oui) sur le réchauffement de la planète. On vous servira des publicités comme ceci:

Ils diaboliseront ceux qui oseront critiquer leur «vérité» et vous diront que 97% des scientifiques du sont de leur côté. Ils accuseront les critiques d’être anti-science, d’être des «négationnistes» afin d’évoquer les négationnistes de l’Holocauste. Le problème est que s’il y a du vrai dans les affirmations que la Terre se réchauffe et que les émissions humaines de gaz à effet de serre y contribuent –  c’est effectivement ça le fameux «consensus» parce que même les scientifiques dits sceptiques l’admettront d’emblée – la littérature scientifique dominante, elle, ne soutient pas la thèse catastrophiste. Vous avez bien lu.

Des études le démontrent

Avant que vous ne me traitiez de méchant négationniste à mon tour, sachez qu’il y a des preuves derrière mon affirmation. Commençons donc par l’étude qui est à l’origine de l’infâme consensus de 97%. Cette étude menée par l’australien Dr James Cook et nombre de ses associés, tentait de prouver par l’examen des abstraits d’un échantillonnage de 11944 articles scientifiques que 97% des scientifiques ayant une expertise du climat soutenaient la thèse qu’il y a réchauffement, que ce réchauffement est causé par l’activité humaine et qu’il est suffisamment sévère pour amener des conséquences catastrophiques. Non seulement il a été prouvé que cette étude comporte d’importantes erreurs méthodologiques et que ses résultats sont carrément trompeurs, mais une étude critique de ses résultats, menée par Dr David R Legates et ses associés, a déterminé qu’aucun des abstraits ne fait la moindre mention de conséquences catastrophiques et que James Cook n’a fait  qu’assumer que cette thèse est soutenue implicitement si l’article soutient que le réchauffement est causé à divers degrés par l’activité humaine. En d’autres mots, il a assumé, sans aucune preuve à l’appui que si l’article endossait la thèse que le réchauffement est causé par la race humaine, il endosse automatiquement que ce réchauffement aura des conséquences catastrophiques, ce qu’aucun des articles de l’échantillonnage ne fait. Ce qui implique que sur tout cet échantillonnage de près de 12 000 papiers, aucun ne soutenait implicitement ou explicitement que le réchauffement pouvait être catastrophique.

Mais il y a mieux. Une autre étude, celle-faite par un groupe mené par le Dr Peter H. Jacobs (qui faisait également partie de l’équipe de Cook et al, en passant) a examiné la littérature du rapport AR5 du GIEC et a déterminé que la thèse du réchauffement anthropogénique catastrophique est sans mérite dans la littérature sous-jacente à ce rapport. Donc dans toute la littérature scientifique référencée par les rapports du GIEC, il n’y a aucune certitude raisonnable que le réchauffement sera catastrophique. Ce qui est plus proche de la réalité est probablement que nous n’en savons rien.

Mais qu’est-ce que ça veut dire?

Ça veut dire que ceux qui tentent de vous faire croire que nous allons «détruire la planète» vous mènent en barque. Il n’y a aucune catastrophe qui nous guette à cause des changements climatiques. Ce ne sont que des suppositions sans grande substance basées sur des modèles informatiques. Pourquoi le font-ils? Pour les politiciens, c’est évident que c’est pour le pouvoir. Ils peuvent contrôler littéralement tous les aspects de votre vie au nom de la décarbonisation. Ils vont vous forcer à prendre le transport en commun, acheter une voiture électrique, condamner votre poêle à bois ou à granule, vous obliger à installer un système de chauffage électrique, etc, etc, etc. Pour d’autres, la motivation est la haine du capitalisme et pour d’autres pas simple ignorance, parce qu’on ne cesse de leur répéter que la planète est en danger et ils le croient à cause des pubs et des tactiques de peur que j’ai mentionnés plus haut.

Et le GIEC?

La plupart des gens ignorent comment fonctionne le GIEC. Ils ignorent qu’il y a 3 groupes de travail, que chacun de ces groupes produit un sommaire pour les décideurs et un rapport plus détaillé. Ils ignorent que le sommaire à l’intention des décideurs, après avoir été rédigé par les scientifiques, est révisé et approuvé  ligne par ligne par les représentants de tous les pays signataires qui y ajoutent tous leur petit grain de sel selon leur agenda particulier. Ils ne savent pas que l’alarmisme qu’on trouve dans le sommaire pour les décideurs n’est pas reflété dans les sommaires et les rapports techniques. Ils ne savent pas non plus que presque personne ne lit autre chose que le sommaire pour les décideurs du Groupe 1 et qu’ils ignorent donc les vraies données techniques et c’est pourquoi l’étude de Jacobs et al peut dire que la littérature dominante ne soutient pas la thèse catastrophiste alors que tout ce qu’on entend des politiciens et des médias à chaque fois qu’un nouveau rapport du GIEC est publié c’est que nous allons tous mourir. La réalité, c’est que ce que nous entendons est ce que les élites veulent bien que nous entendions.

Et alors? On fait rien?

Bien sûr que non! Il y a plein de choses à faire! On peut enrayer la malaria et prévenir le Sida, ce qui sauvera bien plus de vies que d’essayer de contrer le réchauffement. On peut aussi bâtir des systèmes sanitaires et d’eau potable ou faire quelque chose pour nettoyer le plastique dans les océans. On pourrait aussi avoir plus de libre-échange et ainsi éliminer la pauvreté extrême parce qu’il a été démontré que lorsqu’un pays dépasse un PIB par habitant de $5000 par an, ils deviennent bien plus concernés par leur environnement. Quand on crève de faim, les ordures sont le cadet de nos soucis. C’est quand notre ventre est plein qu’on commence à se soucier de choses comme l’environnement.

Une petite remise en perspective avant de vous quitter…

Le graphique ci-haut est pour vous rappeler ce dont il s’agit vraiment. Quand on regarde les graphiques dans les rapports du GIEC, on a l’impression que la température monte de façon vertigineuse. On tend à oublier que l’échelle est en dixièmes de degrés. Quand on met le tout à l’échelle des degrés comme nous avons l’habitude de le voir, ça parait plutôt insignifiant. Nous avons des variations de température bien plus importantes d’une journée à l’autre et d’une saison à l’autre. On essaie de vous faire peur avec un changement à peine perceptible par vos sens. On essaie de vous faire croire qu’avec un demi-degré de plus, la Terre va devenir un enfer et que nous allons tous mourir. Il serait peut-être temps que la raison prenne le dessus. La Terre en a vu d’autres et nos ancêtres aussi.

En toute vraisemblance, l’augmentation de la température, si elle se poursuit comme ça, aura même des effets bénéfiques. Elle allongera les saisons pour les récoltes et  l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère permettra à la végétation de pousser plus rapidement en utilisant moins d’eau. Tout mène à une plus grande abondance de nourriture et ça c’est pas catastrophique du tout, au contraire. Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles et passer à d’autres problèmes plus importants.

Références

Jacobs P.H., Jokimäki A., Rice K., Green S.A., Winkler B. (2016) Polluted Discourse: Communication and Myths in a Climate of Denial. In: Drake J., Kontar Y., Eichelberger J., Rupp T., Taylor K. (eds) Communicating Climate-Change and Natural Hazard Risk and Cultivating Resilience. Advances in Natural and Technological Hazards Research, vol 45. Springer, Cham
https://doi.org/10.1007/978-3-319-20161-0_3

Legates, D.R., Soon, W., Briggs, W.M. et al. Sci & Educ (2015) 24: 299. https://doi.org/10.1007/s11191-013-9647-9

Quantifying the consensus on anthropogenic global warming in the scientific literature
John Cook1,2,3Dana Nuccitelli2,4Sarah A Green5Mark Richardson6Bärbel Winkler2Rob Painting2Robert Way7Peter Jacobs8 and Andrew Skuce2,9
Published 15 May 2013 • 2013 IOP Publishing Ltd
Environmental Research LettersVolume 8Number 2

PROCÉDURES À SUIVRE POUR L’ÉLABORATION, L’EXAMEN, L’ACCEPTATION, L’ADOPTION, L’APPROBATION ET LA PUBLICATION DES RAPPORTS DU GIEC

Laissez-nous un commentaire